| Île de Ré |
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Situation : à 3 km de La Rochelle, en Charente-Maritime |
Y aller :
En voiture : 4h45 depuis Paris, 2h depuis Bordeaux
En train : gare de La Rochelle, 3 h depuis Paris
En avion : aéroport La Rochelle-Ile de Ré
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Office du tourisme :
2, quai Nicolas Baudin - BP 41, 17410
Saint-Martin-De-Ré
tél. 05.46.09.20.06 |
Sur le Web : www.iledere.com |
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L'île blanche se visite en voiture, à vélo, à pied, à cheval. Elle fourmille de lieux où se baigner, bronzer, flâner, pêcher et observer les oiseaux tout en respectant la nature, et ses petits villages assurent des escales de charme.
La côte nord
Le pont jette ses mille pattes sur le bras d'océan qui sépare l'Île de Ré de la côte. Après le dénivelé du pont, Rivedoux-Plage accueille d'un chaleureux "Bienvenue !" les visiteurs. Le village est le premier sur la côte nord de l'île. Il se distingue par le Phare de Chauveau accessible à marée basse. En parcourant la digue qui mène au bâtiment, la vue s'élance sur les nombreux parcs à huîtres et l'estran (partie de la côte délaissée par la marée mais qui conserve des bassins naturels). Quelques pêcheurs à pied profitent de cette matinée fraîche mais ensoleillée pour ramasser un petit butin pour la dégustation au déjeuner. La Redoute (fortification) dresse ses murs solides contre les envahisseurs du passé, et le marais de Défend attend les rayons plus chauds du soleil.
En quittant Rivedoux-Plage à vélo vers l'ouest et La Flotte, on se dirige par une petite boucle de la piste cyclable vers l'Abbaye des Châteliers, fondée par les moines cistérciens au XIIème siècle et dont il ne reste plus que les vestiges élégants au milieu des blés. Les belles demeures de La Flotte s'alignent le long des quais, et le marché médiéval bat son plein. Non loin de là, le Fort de la Prée, qui date du XVIIème siècle, s'impose comme le doyen des fortifications de l'île. Les visiteurs qui ont soif de connaissances ne manqueront pas la Maison du Plantin qui présente et explique toutes les activités rétaises.
Quittons La Flotte pour Saint-Martin-de-Ré. En chemin, la présence des baudets du Poitou dans les prés humides nous indiquent la bonne route. Saint-Martin est le plus gros port de l'île. Sa citadelle impose ses remparts tout autour du village. Un manège fou de musique côtoie les embarcations amarrées au port. Après une boisson fraîche sur l'une des nombreuses terrasses, il est temps d'escalader les rues vers l'intérieur des terres, de découvrir puits et venelles et de mériter la vue imprenable sur le port du haut du clocher-observatoire. La prochaine étape vers l'ouest est Loix, tout petit village aux maisons basses et blanches tout en longueur. Avec un peu de chance, ce sera jour de vide-grenier. Un peu plus loin, l'écomusée vient d'ouvrir ses portes pour nous faire goûter la fleur de sel.
Pour accéder à la deuxième partie de l'île, à l'ouest, il faut passer par un étroit
goulet de terre protégé par de hautes digues qui longent la côte à cet endroit.
Arrivée à Ars-en-Ré, premier port de plaisance de Ré. Profitez de la plage, de la côte sauvage, des vignes, et dégustez des huîtres chez un ostréiculteur. En remontant vers le nord par les chemins, la réserve naturelle de Lilleau des Niges permet d'observer plus de 300 espèces d'oiseaux. Les jumelles s'imposent. Après ce moment quiet de contemplation, les plus téméraires iront tenter l'aventure dans le légendaire bois de Trousse-Chemise. Toutes ses émotions nécessitent une petite halte au village des Portes-en-Ré, où se cachent une multitude de charmants puits, ainsi que la chapelle de La Redoute et l'église Sainte-Eutrope, au centre du village, qui date du XIIème siècle.
La côte sud
Vient enfin l'étape essentielle de toute visite à l'île de Ré : le Phare des Baleines. Ce nom lui a été donné car à l'époque, de nombreux cétacés venaient s'échouer à ses pieds. Haut de 57 mètres, le phare a été édifié en 1854 en remplacement de la Tour des Baleines, qui date de 1682. Le phare a une portée de 50 km, et son ascension nécessite de gravir ses 257 marches.
C'est une trinité que compte la pointe des Baleines : ces deux tours sont complétées par le phare des baleineaux, situé à 4 km de la côte.
En retournant vers l'est et Saint-Clément-des-Baleines, les enfants sont enchantés de visiter
le Parc de l'Arche de Noé où jacassent une centaine de perroquets.
Lorsque le vent se lève et que la mer s'agite, les visiteurs se retrouvent comme aimantés vers la digue haute et sûre où viennent se casser des vagues hautes de plusieurs mètres. Les frileux vont se réfugier à La Couarde-sur-Mer, au centre de l'île et à la croisée de toutes les pistes cyclables. Le retour de l'éclaircie permet d'aller admirer sans les fouler du pied les dunes fragiles bordées de pins et de tamarins, puis de s'allonger tranquillement sur la grande plage de sable fin. Toujours en revenant vers l'est, on passe par le Bois-Plage-en-Ré, ses vignes, ses vestiges préhistoriques et gallo-romains et son blanc moulin.
Dernières étapes sur la côte sud de l'île
: La Noue et Sainte-Marie-de-Ré. L'écomusée du Magayant permet au public de visiter des écluses à poissons, d'approfondir ses connaissances sur l'estran (partie du sol découverte à marée basse et où subsistent des bassins) et sur la pêche à pied. A Sainte-Marie même, le clocher gothique du XIVème siècle pointe vers le ciel tandis que le musée Ernest Cognacq abrite ses collections dans une belle architecture.
Ce n'est pas encore la fin de cette hypothétique journée de 48 heures, et il reste à choisir à l'embarquement de Sablanceaux la destination à atteindre en bateau : île d'Aix, île d'Oléron, Fort Boyard ou La Rochelle ?
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