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Les ventes de Da Vinci Code continuent de narguer les traditionnels héros de la rentrée littéraire tels que Amélie Nothomb ou Christine Angot, la polémique née dès la sortie du livre ne désemplit pas non plus.
L'Eglise conspiratrice ?
Rien d'étonnant pourtant quand on sait que le livre raconte comment Jésus aurait eu une relation avec Marie-Madeleine, et que leur descendance aurait pu constituer la dynastie des Mérovingiens. Ce secret aurait été ensuite transmis de générations en générations par la société cachée du Prieuré de Sion, dont aurait fait partie Leonard de Vinci. Sans trop vous révéler des rebondissements de l'intrigue, l'artiste aurait disséminé des indices dans ses toiles démontrant de l'existence de cette société secrète. Et pour ne rien faciliter, l'auteur Dan Brown affirme avoir "vérifié" ses sources, sans toutefois en affirmer la véracité totale. Il n'en fallait pas plus pour lancer la polémique.
Pour l'Eglise, qui se voit accusée d'avoir conservé le secret et d'avoir menti à ses ouailles pendant plus de deux mille ans, Dan Brown sort de son contexte des textes apocryphes afin de les adapter à sa sauce. Il remet en cause le célibat de Jésus,
un fait qui n'a jamais manqué de provoquer le débat au sein même des différents courants de pensées catholiques, et reprend grâce à de très bonnes techniques narratives le poncif du "complot vaticanesque", qui n'a jamais manqué d'abreuver l'imagination des auteurs et cinéastes du monde entier.
"Des allégations fantaisistes"
Le résultat ne s'est pas fait attendre. Le livre est par exemple interdit au Liban, l'Eglise
en ayant bloqué la vente. En France, énervé par les écrits dans le roman selon lesquelles Saint Sulpice recueillerait de nombreux symboles faisant état de l'existence du Prieuré de Sion, le curé de l'église parisienne a fait mettre une pancarte indiquant que rien de tout ceci n'est vrai, "contrairement aux allégations fantaisistes contenues dans un récent roman à succès". Et toc.
La SNCF
a également apporté sa pierre aux attaques contre le livre, en intentant un procès à son auteur qui "avait laissé entendre que le Paris-Lille partait de Saint Lazare". Difficile en effet de croire que tous les faits révélés par Dan Brown ont été vérifiés quand on sait que son livre regorge d'erreurs historiques et théologiennes, mais également des erreurs toutes bêtes comme lorsque les héros cherchent un expert rue Haxo, sans jamais mettre les pieds dans le vingtième arrondissement.
Pourtant, la polémique n'est pas prête de s'essoufler. Les amateurs du livre continuent de par le monde à décrypter chaque centimètre carré des toiles de Léonard de Vinci, dans l'espoir d'y découvrir d'autres symboles. Le film issu du livre, prévu pour sortir en 2005, devrait ajouter un peu plus d'huile sur le feu.
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