Quand les langues des hommes se délient
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| Photo © Selwyn Hoffmann |
» Titre : "Langues de feu"
» Auteur : Markus Werner
» Editeur : Actes Sud (25 août 2006)
» Genre : Roman - Littérature
» Public : A une femme, forcément. Mais pas n'importe quel type de femmes : exclusivement à l'intention de celles qui pensent encore que les hommes viennent de Mars.
» Résumé : Thomas Clarin, jeune avocat spécialisé dans les affaires matrimoniales, passe le week-end de la Pentecôte dans le Tessin. Là, il fait la connaissance de Loos, un cinquantenaire désopilant, qui l'intrigue et le fascine. Les deux hommes se retrouvent régulièrement à la terrasse de l'hôtel Bellavista où, chaque soir, ils refont le monde. La société, l'éducation, la publicité… Chaque sujet passé en revue est âprement discuté et disputé. Puis ils en viennent tout naturellement à parler du sujet qui leur tient le plus à cœur : les femmes. Au fil de la conversation, Thomas va prendre conscience que lui et Loos partagent bien plus que ce qu'il aurait imaginé.
» L'avis de la rédaction : "Langues de feu" se lit assez vite (190 pages), mais ce roman manque cruellement de mouvement. L'intrigue repose uniquement sur les échanges entre les deux personnages. Ceux-ci convoquent parfois, mais très rarement, quelques personnages féminins dans les récits de leurs souvenirs. L'univers, presque exclusivement masculin, est assez pesant.
L'aspect le plus intéressant de ce livre réside sûrement dans la dualité des personnages. Deux personnages que tout oppose et rapproche à la fois. Un exemple ? Dans la première partie du dialogue, Thomas fait preuve de légèreté et Loos de cynisme. Dès qu'ils abordent le thème de l'amour, les rôles s'inversent.
Dommage que la chute soit beaucoup trop prévisible.
» Passages marquants du livre : "Nous ne sommes pas maîtres de nos sentiments, je le sais bien, et ce n'est pas très honnête de me tendre un piège parce que je n'ai pas encore rencontré ce qu'on appelle le grand amour. Faut-il que je renonce aux parties de campagne sous prétexte qu'aucun voyage autour du monde ne se profile à l'horizon ?"
"Ce que j'ai voulu dire, vous ne pouvez pas le comprendre, d'ailleurs je ne le comprends pas moi-même. J'ai voulu dire que l'on ne peut vraiment aimer que ce que l'on a haï."
"Nous sommes devenus assez intimes pour pouvoir nous confier jusqu'à la haine réciproque que nous ressentions parfois."
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