D'origine napolitaine, Stéphane
Sanseverino est né en 1962. Son enfance
est bercée par les voyages, grâce au métier
de papetier qu'exerce son père. De 3 à 16
ans, il découvre de nombreux pays dont la
Nouvelle-Zélande, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie,
la Yougoslavie, le Mexique. En passant par
l'Europe de l'Est, il s'éprend de la musique
tzigane. Depuis lors, il ne cessera de gratter
à la guitare des swings manouches.
Des débuts
comiques
A l'âge de 20 ans, il rêve de comédie. Il
aimerait tout savoir faire mais choisit
parmi la guitare, le banjo, les planches,
de commencer par le théâtre. Successivement,
il se forme chez Serge Martin, puis chez
Philippe Hottier. Il passe trois ans au
DAL de théâtre où il apprend la Comedia
dell'arte, le clown, la guitare et enfin
le banjo. C'est avec sa propre compagnie,
"Les Frères Tamouille", qu'il fait ses premiers
pas sur les planches. Dans cet espèce de
cirque, il parodie Supercopter et joue "L'homme
qui valait 100 000 balles". Il arrondit
ses fins de mois, c'est dans la compagnie
"Achille Talon" dans laquelle jouent Shirley
et Dino.
Guitariste puis
compositeur-interprête
N'ayant jamais délaissé sa passion pour
la musique et surtout sa guitare, il écoute
Django Reinhart, Jimi Hendrix, les Béruriers
Noirs, la musique de l'Est, celle du Pakistan,
également AC/DC et la musette. C'est un
peu plus tard qu'il s'engage réellement
dans ce milieu. Commençant guitariste dans
son premier groupe "Dans l'intérêt des familles",
il poursuit en tant que bassiste dans le
trio "Les maris jaloux". Il enchaînera plusieurs
groupes dont Doc Denat et RMC ( Renverse
Moi Chéri) pour lequel il livre ses premières
compositions.
En 1992, il monte avec Sabine Pierron "Voleurs
de poule". Le groupe dont le nom rend hommage
à la réputation des gitans, le fait connaître
auprès du grand public. De cette formation,
découle un album "Tu sens le poivron". Par
la suite, il entame une carrière solo. En
2001, il sort son premier album "Le Tango
des gens".
En 2003, Sanseverino remporte la Victoire
du groupe ou artiste révélation scène de
l'année. En 2004, il livre un nouvel album
personnel, "Les Sénégalaises", teinté de
sonorités manouches.