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Un symbole religieux et politique
La Sainte-Chapelle a été bâtie pour recevoir des reliques de la Crucifixion, notamment la Couronne d'Epines et une partie de la Sainte Croix, achetées à prix d'or par le roi Louis IX au dernier empereur latin de Constantinople Baudoin II. Les travaux n'ont duré que cinq ans, ce qui explique l'unité de son style. La consécration solennelle a lieu en 1248 par Pierre Berruyer, archevêque de Bourges, pour la chapelle basse et par le légat du pape, Eudes de Châteauroux, en ce qui concerne la chapelle haute. Cette dernière, aussi appelée chapelle royale, abrite les reliques. Elle est alors réservée exclusivement au roi et sa famille ainsi qu'aux collège de chanoines chargés des offices tandis que la chapelle basse située en dessous sert de Paroisse au très nombreux personnels du palais. La Sainte-Chapelle est dédiée autant aux précieuses reliques qu'à la gloire du royaume ; elle a été construite dans l'enceinte même du palais de la Cité, principale résidence royale parisienne.
Une histoire mouvementée
Pendant la Révolution, ce symbole de la royauté chrétienne sera donc une cible privilégiée : les reliques, le mobilier, les stalles, le jubé, les orgues, les insignes royaux, la flèche furent
détruits ou dispersés. La chapelle haute fut tranformée pendant un demi-siècle en dépôt d'archives. Une partie des vitraux fut retirée et vendue afin d'installer des rayonnages.
Heureusement, certaines reliques ont été entreposées au Cabinet des antiques de la Bibliothèque Nationale pour être conservées puis rendues en 1804 au clergé. Elles sont désormais concervées à Notre-Dame de Paris.
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Il faut attendre 1846 pour que soient entrepris d'importants travaux de restauration et 1862 pour que la Sainte-Chapelle soit classée Monument Historique. Un grand débat est alors mené concernant les choix de restauration : finalement, Lassus, Duben et Boeswilwald qui entreprennent les travaux, décident de rester le plus fidèle possible à la conception primitive, mais certains partis pris, comme celui de couvrir les plafonds par un décor de fleurs de lys sur fond bleu, ne sont pas certifiés d'origine.
Aujourd'hui encore, de nouveaux travaux de restauration sont menés en partie à la suite des dégats de l'inondation causée par la tempête de 1999.
Pour plus d'informations voir le site du Centre des Monuments Nationaux.
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