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La présence d'une civilisation humaine est avérée
à Carnac dès 4500 ans avant J-C, une civilisation
suffisament avancée pour être capable de dresser
des pierres de plusieurs tonnes et de les aligner de façon
parfaitement rectiligne. On compte environ 3000 menhirs sur
le seul site de Carnac. Qui étaient les hommes qui
les ont dressés de la sorte ? Dans quels buts ?
Les mystères restant à élucider sont
encore nombreux, mais il est presque certain que plusieurs
cultes ont été pratiqués ici.
La légende
médiévale
Il était une fois, en 253, un saint pape qui s'appelait
Cornély (ou Corneille) et qui s'enfuyait de Rome parce
qu'une armée romaine voulait le tuer. Il prit la route
du nord-ouest sur un char à bufs qui avançait
aussi vite que des chevaux au galop.
Les cohortes romaines à ses trousses, il traversa la
Gaule, et se retrouva à Auray sur la route de Carnac.
Il vit un champ, où des paysans semaient de l'avoine.
Il leur demanda :
" - Alors, on fait les semailles ?
- Faut bien
- Eh bien braves gens, je vais faire un miracle pour vous,
l'avoine que vous semez aujourd'hui, demain vous la récolterez."
Et le lendemain, l'avoine avait poussé et mûri,
à la stupéfaction des paysans, qui s'empressèrent
de commencer la récolte.
A ce moment arriva l'armée romaine. Son général
demanda aux paysans s'ils avaient vu passer un homme avec
ses bufs.
" - Oui, quand nous semions cette avoine.
- Vous êtes sûrs ? Dans ce cas, il a trop d'avance
sur nous, dit le général désappointé,
nous allons planter le camp ici.
Cornély qui observait, se vit en fâcheuse posture
: devant lui la mer, derrière lui une lande déserte
sans le moindre buisson. Alors, lorsque les romains se mirent
en branle sur dix colonnes, il traça un signe de croix
et pétrifia littéralement les légionnaires.
Voilà, peut-être, la véritable histoire
des champs des pierres dressées de Carnac.
Un lieu de
culte celtique
Certains esprits éclairés diront qu'il
s'agit d'alignements de 3000 menhirs néolithiques,
installés là pour quelques-uns d'entre eux il
y a plus de 4500 ans. On pense généralement
que leur emplacement est lié à des rites funéraires
ou sacrés ou bien avec l'observation des étoiles,
sans qu'on en sache plus.
Ce qui est sûr, c'est qu'au XIXème siècle,
des rites païens y avaient encore cours : des femmes
en mal d'enfants couraient autour des menhirs, poursuivies
par leur mari.
Aujourd'hui encore, les Bretons savent que lorsque sonnent
les douze coups de minuit, il ne fait pas bon au voyageur
s'y égarer, car ils pourrait bien être entraînés
par les "korrigans", ces petits lutins bretons malicieux,
dans leur ronde infernale, les obligeant à danser jusqu'à
mourir d'épuisement.
Mais les alignements des 3000 menhirs de Carnac sont maintenant
cernés par un clôture, on ne peut les voir en
accès libre que de novembre à mars. Cependant,
les plus motivés peuvent repérer sur une carte
quelque restes isolés et non-clôturés
de l'armée en déroute, notamment le grand menhir
de Locmariaquer, qui fut haut de 23,50 m, aujourd'hui tombé
et brisé en quatre.
Le musée de la Préhistoire
J. Miln - Z. Le Rouzic
La ville de Carnac, par le biais de son musée de la
Préhistoire, possède une collection de plus
de 6600 objets exposés provenant de plus de 136 sites archéologiques.
Elle est considérée comme l'une des plus riches
au monde. On peut y voir des plans, des cartes, des montages
audiovisuels, des expositions, des bijoux ou encore des objets
de la vie quotidienne
Bien sûr, une large part du musée est consacrée aux
mégalithes. Un parcours a été spécialement conçu
pour les jeunes visiteurs (8-12 ans). Sous la conduite de
Néo, personnage créé à leur intention, les enfants pourront
apprendre en s'amusant.
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