| Qui ne
connaît pas la légende de la mystérieuse bête du Gévaudan
? La sortie en salle du Pacte
des Loups en 2001 a remis au goût du jour l'histoire mystérieuse
et sanguinaire de cette bête qui défraya la chronique au XVIIIème
siècle en ensanglantant une bonne partie de la Lozère. Tout débute
avec un fait divers bien réel qui prend une telle ampleur qu'un mouvement
de panique envahit la population et oblige Louis XV à intervenir.
Dès lors, l'imaginaire prend le dessus sur les faits. C'est ainsi qu'est
née la légende de la bête du Gévaudan. L'Internaute
Magazine propose un petit retour en arrière pour comprendre les faits qui
conduisirent à la naissance de cette légende. Légende
de la bête du Gévaudan Tout
commence le 30 juin 1764 lorsque Jeanne Boulet, une jeune fille de 14 ans du village
des Hubas est attaquée en plein jour dans le pâturage où elle
gardait un troupeau de vaches par un animal. A l'époque, les accidents
de ce type sont assez fréquents. Mais il s'avère que cet évènement
est le premier d'une longue série marquée par plus de trois ans
de massacres où l'homme deviendra la proie d'une "bête"
malfaisante. En effet, tous les récits de survivants ou de témoins de ces drames
désignaient un animal. Mais les blessures, jugées inhabituelles, suggéraient plutôt
une "bête" hors du commun. Une centaine de personnes a été
recensée comme ayant été victimes de la bête. Ce sont
en général des femmes, des jeunes filles et des enfants. La peur
grandit encore et la rumeur de la présence d'un monstre dans la région
se répand atteignant même les oreilles du roi et de la cour. Des
battues sont organisées et effectuées par les Dragons du roi. Mais
cela n'aboutit à rien et les attaques se poursuivent. Le
19 juin 1767, Jean Chastel, un homme du pays, tue une bête qui semble être un
loup extraordinaire du fait de sa figure et de ses proportions bien différentes
des loups environnants. Cette mort met alors un point final à cette affaire
qui hante aujourd'hui encore les esprits. Loup, animal sauvage, monstre
ou tueurs en série, les hypothèses concernant la bête du Gévaudan
ont été nombreuses à être évoquées, mais
le mystère subsiste toujours. Sur
les traces de la bête du Gévaudan De nombreux
sites dans la région témoignent de l'histoire de la bête du
Gévaudan. Pour tous les curieux, voici quelques lieux à ne pas manquer
pour partir en quête de la bête du Gévaudan. Le
musée fantastique de la Bête du Gévaudan C'est un
bon point de départ pour se plonger dans cette histoire de la bête.L'ambiance
d'une époque, la peur des populations, les paysages, les personnages sont reconstitués
tout le long d'un parcours présentant 22 scènes témoignant de cette
histoire fantastique. Ce musée scénographique situé à
Saugues est ouvert du 15 juin au 15 septembre, tous les jours de 10h à
12h et de 14h30 à 18h. Il accueille les groupes sur réservation
toute l'année. Renseignements au 04 71
77 64 22 La maison de la Bête C'est à
Auvers en Haute-Loire que se situe la maison de la Bête. C'est un lieu où sont
présentées des expositions sur le thème de la bête du Gévaudan. L'année 2004 a
été consacrée aux documents d'archives sur l'affaire de la bête du Gévaudan. Des
fac similés des principaux documents d'époque (lettres, actes de sépultures, gravures,
affiches) y ont donc été présentés. Chaque année,
des milliers de visiteurs ont fait le pèlerinage annuel de la bête du Gévaudan
jusqu'à Auvers. En
savoir plus >> Sur
la place du village, se trouve aussi une sculpture de Philippe Keapplin pleine
de fantaisie et d'humour, célébrant la lutte victorieuse de Jeanne Vallet, jeune
fille qui avait réussi à échapper à la bête.
Les loups à l'honneur Longtemps,
le loup a été désigné comme le coupable des meurtres qui sévirent dans
la région. La bête était soit-disant un loup ou un groupe de loups. Cette
région est l'endroit rêvé pour voir et faire connaissance
avec cet animal tant décrié, le loup. Le
parc des loups du Gévaudan Sur les terres de légendes du Gévaudan, au
pied de l'Aubrac à plus de 1000 m d'altitude, loups de Sibérie, du Canada, de
Mongolie et de Pologne ont trouvé asile, dans un parc boisé d'une vingtaine d'hectares.
Ouvert depuis vingt ans, ce parc a vu le jour sous l'impulsion d'un fervent défenseur
des loups, Gérard Ménatory. Son objectif est alors de réintroduire les loups dans
cette région. Il espère ainsi pouvoir faire découvrir les loups dans son environnement
naturel tout en informant le public sur cet animal tant décrié comme étant un
prédateur sanguinaire et dangereux pour l'homme. Ce parc animalier est loin de
ressembler aux espaces étriqués des zoos. Les loups vivent en effet en semi-liberté.
Il se peut donc que les loups se fassent désirer, mais il suffit d'être patient.
Au cours des visites guidées, le travail de sensibilisation et de réhabilitation
de cet animal méconnu, permettra de mieux connaître le comportement du loup ainsi
que de son retour en France sur l'arc alpin. Le parc dispose également d'un enclos
de plus de 15 hectares où des études plus scientifiques s'y déroulent. Un abri
permet de les observer sans les gêner. L'exposition muséographique évoque à travers
films, diaporamas, espaces thématiques et ludiques, les liens passés et actuels
entre l'homme et le loup. En
savoir plus >> Le parc animalier des monts de Guéret
Au cœur du massif forestier de Chabrières, le parc animalier des monts de
Guéret présente au public des loups noirs ou blancs au comportement le plus authentique
possible dans sept enclos de grande superficie. En effet, il s'agit d'une structure
originale tant dans son approche paysagère que par la taille de ses enclos et
la faible densité de loups au m². Derrière des affûts, placés en surplomb des
enclos, le visiteur peut observer différentes meutes de loups depuis 2001. La
muséographie permet une approche du loup au travers de différentes cultures.
En
savoir plus >> La maison des loups Au coeur
d'un parc de 6 ha, la Maison des Loups a ouvert ses portes en 1997. Créé par des
passionnés de nature, le parc abrite plus d'une vingtaine de loups qui vivent
dans de vastes enclos. Ces loups évoluant en semi-liberté adoptent les mêmes règles
qui régissent la vie des meutes à l'état sauvage. Des tours d'affût permettent
de guetter les loups dans le silence de la forêt. Le sens de l'observation est
ainsi exacerbé. La discrétion est la règle pour pouvoir voir les loups noirs de
l'Alberta ou les loups blancs du Mackenzie. La visite se fait librement le long
d'un sentier facile et aménagé, dans une forêt de hêtres et sapins, ponctuée de
monolithes de granit. Le visiteur est aussi invité à assister tous les jours au
repas des loups, moment privilégié qui permet d'apprendre à connaître ces animaux.
Tout au long du trajet, des panneaux explicatifs abordent le loup sous ses différents
aspects, et ce, tout au long des circuits. Le mois de mai est la bonne période
pour assister à la naissance de louveteaux. La "Maison des Loups", c'est également
un bâtiment de 200 m² accueillant le public et comprenant un espace
pédagogique consacré au loup, une salle audiovisuelle avec diaporama en fondu-enchaîné
d'une durée de 15 min. En
savoir plus >>
Lieu
: Lozère
Localisation : sur les flancs du Mont Mouchet au coeur de la Margeride
Y aller : -
En voiture : 4h au départ de Toulouse par l'A68 et la N88 et à
2h30 au départ de Lyon par la N88 et l'A47
En savoir plus : Saugues
En savoir plus : La
bête du Gévaudan
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