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Comment vous est venu le goût de la cuisine ?
Pierre-Ivan Boos Depuis tout petit, je ne me souviens pas m'être dit que je voulais faire ce métier. C'est sûrement dû au fait que j'ai toujours vu ma grand-mère ou ma mère faire à manger. Chez ma grand mère, il y avait presque toujours une casserole sur le fourneau.
Comment définiriez-vous votre cuisine ?
C'est une cuisine de terroir du monde, cuisine inventive où toute texture, tout aliment peut avoir sa place.
Ma définition de l'Alchimie
:
recherche, transformation, association de produits de tous les horizons
en vue d'une composition finale qui amène à un équilibre entre les différents sens.
Quel est votre ingrédient fétiche ?
Le thon.
Selon vous, quelle est l'erreur à ne pas commettre en
cuisine ?
Ne pas être sincère.
Le ou les plats qui font la renommée de votre restaurant ?
Nous changeons la carte tous les deux mois et quelques plats entre ces périodes donc, la renommée c'est peut-être faite sur le manque de "spécialités".
Qu'est-ce qui fait votre fierté ?
Professionnellement parlant, le fait d'avoir eu pendant quelques années des gens en cuisine qui sortaient de l'école et qui ont compris ce que je voulais transmettre. Ils ont très bien évolué.
Votre pêché mignon ?
Le pain.
Un plat du dimanche soir à la maison ?
Les sushis.
Un restaurant dans lequel vous aimez dîner
?
Auberge La Grangette (à Longevilles dans le Mont-d'Or), une auberge d'alpage, on mange simplement mais avec des produits de qualités.
Si vous n'étiez pas devenu chef, qu'auriez-vous fait ?
Un métier manuel où l'on part d'une matière brute pour arriver à un objet, une sculpture. Souffleur de verre, ébéniste ou tailleur de pierres.
Quelle est votre devise ?
"Ceux qui sont nés pour ne pas déranger, ne méritent pas de vivre" (René Char).
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