En novembre dernier s'est ouvert à Vitry-sur-Seine le MAC/VAL, comprenez Musée d'Art Contemporain du Val-de-Marne, qui se présente plus comme un laboratoire d'art contemporain que comme un musée. Une institution où l'on retrouve la création artistique jusque dans les cuisines du Transversal, son restaurant.
Un restaurant/musée, un musée/restaurant
Le restaurant a été pensé par Jacques Ripault dans la continuité du musée, avec les mêmes matériaux et la même sobriété architecturale. Un cadre qui s'efface devant la création artistique et des œuvres qui traversent bien souvent les murs des salles d'expositions pour atteindre le restaurant. En favorisant la rencontre de l'art et du goût, le Transversal est un concept novateur.
Quatre garçons dans le vent
On ne peut parler du Transversal sans présenter ceux qui l'ont créé. Un casting de choc pour ce restaurant d'avant-garde, en totale rupture avec la traditionnelle "cafet" de musée. Du professionnalisme ils en ont, de l'humour aussi, ce qui ne gâche rien. A la création culinaire, deux chefs, Inaki Aizpitrate et Laurent Chareau, amis après avoir fréquenté les mêmes cuisines au Café des Délices. A la production, Benjamin Pelletier et Gilles Strassart, le spécialiste de la confrontation des arts plastiques et de l'alimentation. Le Transversal, c'est également une histoire de franche camaraderie entre quatre personnalités aux talents complémentaires.
|
|
|
Mono Lapin © Nicolas Hoffmann
|
Quand l'art passe à la casserole
Le Transversal propose une carte dont chaque produit a été rigoureusement sélectionné chez les meilleurs producteurs de nos régions. A toute heure de la journée, la "Formule garde-manger" invite à associer des produits bruts (petit clin d'il à l'art éponyme), parmi toute une sélection de légumes, charcuteries, poissons, fromages et desserts. Vous rêviez de Tomates confites, de Sardines de Bretagne poêlées et d'une mousse au chocolat ? A vous de jouer. Le midi, la "Formule du jour" à 12€ propose un plat de bistrot complètement revisité. Bousculé, le couscous qui devient "soucsouc" servi avec une semoule de céleri, et le Saucisse lentilles se déguste croquant avec ses radis crus. Mais pour vivre une véritable expérience, aussi visuelle que gustative, on ne saurait trop recommander le "Plat d'exposition", fruit d'une collaboration entre les chefs et l'artiste exposé au musée (jusqu'au 26 mars goûtez le Mono Lapin, le plat de l'exposition Jacques Monory). Le soir, le Transversal réserve encore de nombreuses surprises avec son menu dégustation de miniatures.
Il ne manquait plus qu'une terrasse pour que tout soit parfait, ça tombe bien elle sera là pour l'été. C'est beau, c'est bon, c'est ce qu'on appelle un début plutôt prometteur.
» Donnez-votre avis sur "Le Transversal"
»
Les restaurants du Val-de-Marne
» Lire notre article sur le MAC/VAL
| EN IMAGES
Les plus
belles photos du Transversal |
|
|
|
|
|