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Comme un parmentier d'andouillettes et coings © Elodie Rothan / L'Internaute Magazine
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Souvent dénigrée, la gastronomie marseillaise a longtemps été méprisée parce que ce n'est pas une cuisine dite noble : les pieds et paquets, la bouillabaisse, l'aïoli, l'anchoïade, la soupe au pistou et les pizze. Depuis peu, les jeunes chefs talentueux bouleversent les clichés. La gastronomie marseillaise est dorénavant en pleine ébullition grâce à sa métamorphose urbaine sans précédent.
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Gérard Passédat © J.Fondacci, C.Cres
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Les inventifs
Les créatifs tels que Gérald Passédat, 2 étoiles au Guide Michelin, et Dominique Frérard, chef des Trois Forts, ont ouvert la voie à une nouvelle vague de talents qui innove et risque de nouvelles choses comme la Bouillabaisse à la façon d'un milk-shake dégustée avec une paille de Lionel Lévy. Dans la même mouvance créative, ce jeune chef, membre actif de Générations. C, mais aussi Guillaume Sourrieu, 1 étoile au Guide Michelin, chef de L'Épuisette, désacralise la gastronomie en misant sur des alliances de produits inattendus. Ces chefs sont certes concurrents sur le terrain mais ils participent ensemble à des projets et des événements, comme le Fooding qui a lieu tous les ans à la mi-juin à la Friche Belle de Mai, pour défendre l'art de vivre marseillais.
Une nouvelle mouvance gastronomique à petits prix
Aujourd'hui, la cité phocéenne affiche fièrement sa nouvelle notoriété dans le domaine de la gastronomie. Certains chefs élaborent d'ailleurs des menus gastro à prix très abordables : Sylvain Robert à l'Aromat (formule à partir de 17 €), Arnaud Carton de Gramont du 6 Quai des Épices (menu à partir de 18 €), Édouard Giribone du Ca Blanca (plats à la plancha à 18 €).