rechercher

Services personnalisés gratuits : Inscrivez-vous | Accès membres

Accès membres : merci de vous identifier Mot de passe oublié ?

Bienvenue Prénom / Mon compte

Si vous n'êtes pas Prénom, cliquez ici / Déconnexion

 
L'Internaute > Week−end
Les sorties > Trois jours de pluie
 SORTIE 
Septembre 2005

Léa Drucker : "dans cette pièce, les gens rient parce que c'est dédramatisé ! "

Envoyer à un ami | Imprimer cet article
 
[Louis-Paul Astraud, L'Internaute]
 
Toutes les sorties de l'Internaute

Léa Drucker porte un nom célèbre dans le milieu de la télé (elle est en effet la nièce de Michel Drucker) mais c'est vers le théâtre que ses goûts l'ont dirigée. Elle a pris des cours dans la célèbre école de théâtre "Rue blanche" puis a débuté en interprétant des grands classiques ou bien des pièces plus contemporaines (notamment "Danny ou la grande bleue", pièce pour laquelle elle est nommée aux Molières en 2001). Elle mène parallèlement une carrière au cinéma qui la fait connaitre du grand public ("Dans ma peau", "Filles perdues, cheveux gras" ou encore "Bienvenue au gîte").
Léa Drucker est en ce moment au théâtre de l'Atelier dans "Trois jours de pluie" (lire l'article), une pièce ambitieuse dans laquelle elle joue deux personnages, une mère et sa fille à trente d'écart.



On vous voit aussi bien dans des tragédies et dans des comédies. Est-ce une volonté de ne pas vous laisser enfermer dans un genre singulier ?
Léa Drucker
Je trouve que c'est idéal pour un acteur de ne pas se laisser enfermer, pour tout artiste au fond. Et puis c'est amusant de jouer des choses très différentes. On se sent plus fort aussi. Vous savez le métier d'acteur est difficile : il arrive fréquemment que l'on ait du mal à trouver du travail. Quand j'ai commencé dans ce métier, j'ai connu des périodes durant lesquelles je travaillais très peu. Ne pas se laisser enfermer dans un style, ça permet d'élargir sa palette de jeu. Ceci dit, personnellement, je n'ai pas de préférence pour un genre en particulier, j'aime bien les comédies mais d'un point de vue général, je me laisse surtout séduire par l'histoire. J'ai par exemple un très bon souvenir de "Danny et la grande bleue", une pièce de John R. Pepper qui est pourtant vraiment dure. Je crois que c'est d'abord une question de texte.

Pour quelle raison avez-vous eu envie de jouer dans Trois jours de Pluie ?
C'est toujours un peu pareil : avoir un coup de coeur pour un texte, pour une écriture. J'aime bien travailler à faire connaître un auteur qui n'est pas très connu en France. C'est le cas pour Richard Greenberg et son écriture : il a un ton avec beaucoup d'humour pour traiter de choses dramatiques. La pièce commence par l'ouverture d'un testament, une situation difficile dans laquelle on peut tous s'identifier à l'un des personnages. Et justement, son écriture, incisive, ironique, vient dédramatiser la situation. J'aime bien ce décalage. C'est toujours difficile de savoir pourquoi les gens rient, mais je pense que les gens rient parce que c'est dédramatisé.

Dans Trois jours de pluie, vous interprétez deux rôles : une mère et sa fille, à trente ans d'écart, l'une durant les années 1960 et l'autre durant les années 1990. Quelles difficultés particulières avez-vous rencontré dans cette situation ?
C'est l'une des raisons pour laquelle j'avais envie de jouer dans cette pièce, pour ce défi. C'est très rare que l'on ait deux personnages à jouer, c'est vraiment quelque chose qui m'intéressait. Quand on a répété, on a commencé par la première partie, alors après quand il a fallu se mettre à travailler la seconde, c'était un peu compliqué. Les deux personnages sont très différents l'un de l'autre : la première est bourgeoise, un peu raide ; la seconde est extravertie, elle s'est faite toute seule. Et pourtant, elles ont des points communs subtils toutes les deux puisqu'elles sont mères et filles et que d'ailleurs l'auteur a voulu qu'elles soient jouées par la même comédienne.
Au fond, ce qui était difficile, c'était de repartir à zéro pour la seconde partie, remettre une énergie nouvelle et créer un personnage. Mais en fait, on oublie cette difficulté quand on est sur scène et qu'on joue la scène, notamment parce qu'il s'agit d'une pièce très bien écrite. Ce sont les détails qui font la différence, il suffit de se laisser guider par le texte, un changement de costume, de coiffure... le personnage prend presque forme de lui-même. C'est jubilatoire comme expérience !

Quel est celui des deux personnages dont vous sentez le plus proche ?
Je me reconnais davantage dans Linda, le personnage de la seconde partie. Elle reste très différente de moi, mais je suis touchée par son côté autodidacte, par sa curiosité, sa soif de vivre. Une soif de vivre tellement forte d'ailleurs qu'elle en deviendra folle. C'est tout cela qui me plaît, ce tumulte d'énergie, de provocation frisant parfois la vulgarité : je trouve que c'est un personnage très touchant. Disons que je me reconnais plus dans ce tumulte que dans la raideur de Nan. Mais en même temps, j'aime bien chez Nan son amour pour son frère, sa bienveillance. La pièce laisse en suspens beaucoup de questions à son sujet, et c'est très bien, mais l'on sent bien qu'elle est à un moment crucial de sa vie où elle se demande si elle a fait les bons choix. Ça aussi, ça me touche.


Quels sont vos projets actuels ?
J'ai tourné dans trois films qui vont sortir prochainement : Narco, un film de Tristan & Gilles qui va sortir le 1er décembre avec notamment Guillaume Canet, Zabou Breitman, Jean-Pierre Cassel et Benoît Poelvoorde.
Akoibon, le deuxième film d'Edouard Baer avec pleins d'autres acteurs comme Jeanne Moreau, Jean Rochefort, Charia Mastroianni, Atmen Kélif...
Virgil, un film de Mabrouk el Mechri avec Jean-Pierre Cassel dans lequel j'ai un rôle plus important que dans les deux précédents. C'est un film sur l'univers de la boxe. Il sortira l'année prochaine.
Et sinon, après "Trois jours de Pluie", de janvier à avril, je pars en tournée dans toute la France pour "84, Charing Cross Road" que j'avais déjà joué au théâtre de l'Atelier l'année dernière. Voilà !

Le conseil de L'Internaute Magazine
: grâce au site visionscène, découvrez la bande-annonce vidéo de "Trois jours de pluie".

Lire l'article sur la pièce Trois jours de pluie
En savoir plus theatre-atelier.com

 

Lieu : Théâtre de l'Atelier
Date : jusqu'au 2 janvier
Horaires : du mardi au samedi à 21h - samedi à 16h - dimanche à 15h
Lieu : Théâtre de l'Atelier
Adresse : 1, place Charles Dullin 75018 Paris
Durée : 2h
Prix : de 7 euros à 40 euros
Info :
01 46 06 49 24 ou theatre-atelier
Bande-annonce : visioscène



Titre : Trois jours de pluie
Auteur : Richard Greenberg
Mise en scène : Jean-Marie Besset et Gilbert Désveaux assistés de Bernard Mercadier
Comédiens : Léa Drucker, Pierre Cassignard, Mathieu Bisson
Décor : Alain Lagarde assisté de Olga Laszlo
Costumes : Thierry Delettre et Joaquin Ballagriga
Lumières : Franck Thévenon
Son : Vincent Butori et Jean-François Thomelin

 
 Rédaction L'Internaute
 
Magazine Week−End
Envoyer | Imprimer
Haut de page
 
 
newsletter
Week-end Voir un exemple
L'Internaute Voir un exemple
Musique Voir un exemple
Toutes nos newsletters
 
 
L'Internaute