JO-2014: encore bien du travail à Sotchi, prévient le CIO
Mardi 22 avril 2008 21h59
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L'ancien champion de ski Jean-Claude Killy le 22 avril 2008 à Sotchi (Photo Str/AFP) |
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Bien loin des déboires de la flamme olympique, des experts du CIO inspectent Sotchi pour la première fois depuis la sélection de la ville pour l'organisation des JO d'hiver de 2014, et reconnaissent que la préparation du site exigera un énorme travail.
"C'est maintenant que commence véritablement la dure tâche de concrétiser les promesses faites et de montrer au monde que la confiance des membres du CIO (Comité international olympique) est justifiée", a résumé mardi le chef de cette commission dite de "coordination", l'ancien champion de ski français Jean-Claude Killy, lors d'une rencontre sur place avec de hauts responsables russes.
"Il s'agit probablement des jeux Olympiques représentant le plus grand défi jamais vu en termes de ce qui reste à construire pour fournir ces Jeux", a-t-il ajouté à l'intention du Premier ministre russe Viktor Zoubkov, après avoir visité une partie des sites de montagne. M. Killy a d'ailleurs expressément invité les Russes à "profiter de l'expérience" du CIO en la matière.
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Le président du comité d'organisation des JO-2014 Dimitri Tchernischenko le 22 avril 2014 (Photo Stringer/AFP) |
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Le gouvernement russe affiche d'immenses ambitions pour ces Jeux, emportés en juillet dernier au nez et à la barbe des sites concurrents de Salzbourg (Autriche) et Pyeongchang (Corée du Sud), suite à un engagement très marqué du président Vladimir Poutine.
Et dans la superbe et très printanière vallée qui doit accueillir toutes les compétitions de ski, on constate une certaine activité, essentiellement sous forme de chantiers et de grands panneaux publicitaires vantant un futur eldorado immobilier.
Le groupe gazier semi-public Gazprom y bâtit un énorme complexe sportif, tandis que la holding Interros du milliardaire Vladimir Potanine s'occupe des pistes de ski.
Les autres sites de montagne n'ont pas été montrés aux journalistes conviés par le comité d'organisation Sotchi 2014. Et pour cause, ironisait mardi le journal russe des affaires Vedomosti, ailleurs, il n'y aurait "pas grand-chose à voir".
Les polémiques fleurissent régulièrement dans la presse sur l'état des infrastructures publiques, les expropriations, le budget ou encore la corruption ou l'environnement.
En ce début de semaine, le CIO n'est d'ailleurs pas le seul à arpenter la vallée caucasienne ensoleillée: une délégation de l'Unesco est également sur place afin d'évaluer les dommages potentiels sur une réserve naturelle située à proximité.
Les représentants de l'Unesco ont rencontré les associations écologiques et pris note de leurs inquiétudes, a indiqué à l'AFP un responsable de Greenpeace, Andreï Petrov. Les sites les plus controversés en la matière sont ceux prévus "pour la piste de bobsleigh et le village olympique", a-t-il indiqué.
Selon les conclusions finales du Comité du patrimoine mondial de l'organisation internationale, attendues en juillet, les organisateurs pourraient se retrouver contraints de les déplacer, a-t-il expliqué.
De manière générale, pour les écologistes russes, les JO sont l'occasion rêvée d'attirer l'attention du monde sur "l'énorme quantité de problèmes" environnementaux dans cette région, a-t-il souligné.
Sans surprise, ni les délégués olympiques, ni ceux du comité organisateur russe n'avaient le coeur à évoquer les sujets qui fâchent, comme la flamme olympique de Pékin, ni les tensions opposant la Russie à la Géorgie dans la toute proche région séparatiste d'Abkhazie, où un drone géorgien a été mystérieusement abattu il y a deux jours.
Ils ne se sont pas montrés plus bavards quant au départ précipité --et jugé très suspect par la presse indépendante russe-- la semaine dernière de Semen Vaïnchtok, le président de la holding publique Olympstroï, chargée de la préparation des Jeux.
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