Le départ
C'est un moment piège : les coureurs partent souvent très rapidement pour se faire "leur place". Mais le danger est de prendre la foulée de quelqu'un qui a un objectif différent du vôtre, d'un athlète qui va trop vite.
Ne partez donc pas sur un rythme "fou". Gardez à l'esprit vos temps de passage (tel chrono au 10e km, tel chrono au semi...) et restez à l'allure que vous avez prévu. A certains moments de la course, vous vous sentirez peut-être mieux et aurez envie d'accélerer. Attention, vous risquez de le payer plus tard.
Si vous avez peur d'oublier vos temps de passage, sachez que de nombreuses montres chrono permettent de mémoriser plusieurs données comme celles-ci.
Le "mur"
Les marathoniens le craignent comme la peste. Selon les coureurs et selon leur préparation, il peut arriver dès le 28e km chez certains, plutôt vers le 32e pour d'autres. Les sensations ? Fatique généralisée, douleurs. Seule solution pour passer ce cap difficile : le mental. Tous les témoignages se rejoignent sur ce point : il faut se convaincre de continuer.
Le témoignage de Jean-Christophe : "Le 30e km fut le plus dur mais je l'ai passé en m'interdisant de m'arrêter, par respect pour les 29 km déjà effectués !"
Le témoignage de Bernard : "Selon les cas, le mur arrive entre le 32e et le 37e km. On finit comme on peut, en se disant "Plus jamais ça" à chaque pas. Et à peine arrivé, on se dit "A quand le prochain ?"
Le témoignage de Marcel : "Je n'ai pas connu l'effet dit "du 30e". Ce sont les 42 premiers kilomètres qui sont les plus longs..."
Le mental
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| | - "A quoi pensent les marathoniens"
- P. Mathiote (textes)
- JM Mouchet (photos)
- Editions Gereso
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Que se passe-t-il dans le corps et dans la tête d'un marathonien ? Seuls les initiés peuvent le dire. Le marathon est une expérience à part, difficile à raconter, difficile à faire ressentir.
Pierre Mathiote est l'auteur du livre "A quoi pensent les marathoniens ?" Il y fait le récit imaginaire de la course d'une femme. Un ouvrage "vérité" dans lequel tous les marathoniens pourront se reconnaître. L'auteur y livre les émotions, les sensations des athlètes : impatience, anxiété, envie, fatigue, soulagement, bonheur...