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La grande imposture

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Pour tromper les contrôleurs anti-dopage, quelles sont les techniques les plus courantes ?

david garcia
 
David Garcia ©  L'Internaute Magazine
 

Quelques exemples cités dans le livre : le cycliste peut utiliser un grain de riz de protéase, ou un autre produit masquant inconnu, introduit dans le méat de la verge. Conséquence : ça dénature les urines et rend impossible leur identification. Le sportif peut aussi s'introduire dans l'anus un préservatif rempli d'une urine vierge de produits dopants. Bon appétit...

 

Etes-vous certain que le coup des préservatifs soit encore utilisé ?

Vous avez raison, ces pratiques sont moins courantes que par le passé. Mais le coup du grain de riz de protéase est plus contemporain ! Même si ce subterfuge est détecté depuis peu par les laboratoires.

 

Pourquoi les dix premiers de la course ne sont-ils pas systématiquement contrôlés ?

Bonne question. C'est une question de moyens. Un contrôle, ça coûte cher. Vous mettez le doigt sur le talon d'Achille de la lutte anti-dopage. L'Agence française de lutte contre le dopage, financée par le ministère de la Jeunesse et des Sports, est sous-dotée financièrement.

Certes, plus de 500 contrôles seront effectués pendant le Tour de France 2009, mais il faudrait les systématiser à l'ensemble du peloton et multiplier encore davantage les contrôles inopinés à l'hôtel des coureurs, après les étapes.

 

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