Imaginez... Une vague qui déferle sur un fleuve, des dizaines de surfeurs qui s'en donnent à cur joie en pleine campagne... Ce scénario est rendu possible grâce au mascaret.
Ce phénomène rare et fascinant se produit dans l'embouchure et le cours inférieur de certains fleuves.
Comment cela se produit ?
Un mascaret se forme lorsque le courant du fleuve est contrarié par le flux de la marée montante.
Il apparaît dans les estuaires larges et peu profonds (2 à 4 mètres de profondeur),
à marée basse et lors des gros coefficients de marée (de l'ordre de 100).
Lors des grandes marées, l'onde de la marée montante crée une surélévation de l'eau du fleuve.
Une vague se crée alors, plus ou moins haute, et remonte le cours du fleuve. Durant ces périodes, le mascaret revient toutes les 6 heures, au rythme de la marée.
Quelle est son ampleur ?
Le mascaret grossit au fur et à mesure de sa progression sur le fleuve. Il y a généralement 4 ou 5 grosses vagues pouvant atteindre 2,5 mètres de hauteur, espacées d'environ 10 mètres. L'ensemble se déplace à une vitesse qui dépend de la profondeur, de 15 à 30 km/h.
Sa puissance varie en fonction de la hauteur de la marée, du débit du fleuve à ce moment et de la topographie.
Où peut-on voir un mascaret ?
Environ 60 sites sont répertoriés dans le monde. Mais on ne peut pas surfer sur tous ces mascarets. Les meilleurs "spots" se situent sur la Severn en Grande-Bretagne et sur l'Amazone au Brésil. En France, on surfe le mascaret sur la Dordogne.