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Les instances internationales du football (FIFA, UEFA) restent farouchement opposées à l'instauration de la vidéo.

En novembre dernier, Sepp Blatter, le président de la FIFA, a réaffirmé sa position : "Nous n'aurons pas d'assistance vidéo et nous n'arrêterons pas les matchs. Cela enlèverait de la spontanéité et du pouvoir de fascination à notre sport. Nous devons conserver un football à visage humain". Michel Platini, tout nouveau président de l'UEFA, partage son point de vue : "Je suis farouchement contre l'assistance vidéo à l'arbitrage, à l'instar de la FIFA" (octobre 2005).

Au rang des autres arguments avancés contre l'usage de la vidéo : son coût. Selon, la FIFA, elle consacrerait un football à 2 vitesses : la vidéo pour "les riches", l'arbitre seul sur le terrain pour "les pauvres". L'instauration du contrôle des caméras fait aussi craindre un rythme haché.
Enfin, ses opposants dénoncent la fausse infaillibilité des images. Ils brandissent pour cela l'exemple du match Norvège-Brésil, lors de la Coupe du monde 1998. L'arbitre avait sifflé un penalty en faveur de la Norvège, qui gagne finalement 2-1. Les images de la retransmission font croire à une faute imaginaire du défenseur brésilien. Aucune des 17 caméras autour de la pelouse ne valident la décision de l'homme en noir, alimentant les commentaires. Deux jours plus tard, une télévision suédoise montrent de nouvelles images. La faute est avérée, l'arbitre avait raison...

74 % des Français en faveur de la vidéo

Les partisans de l'arbitrage vidéo y voient eux un apport considérable. Cela permettrait de sanctionner la tricherie, d'épauler l'arbitre (qui est le seul à ne pas voir les ralentis alors que téléspectateurs, journalistes et spectateurs dans le stade y ont accès).

Ils sont pour un recours "exceptionnel" à la vidéo, c'est-à-dire pour voir si le ballon a franchi la ligne de but, si un but a été marqué de la main, ou si une faute a été commise à l'intérieur ou en dehors de la surface de réparation.

Selon un sondage effectué en octobre 2006, à l'occasion des Journées nationales de l'arbitrage, 74% des Français sont pour la vidéo.

» Ils défendent la vidéo : Arsène Wenger (entraîneur d'Arsenal), Pascal Garibian et Joël Quiniou (arbitres), Guy Lacombe (entraîneur), Jean-Michel Aulas (président de l'OL)...

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