Une
autre façon de skier, loin du bruit
et de la foule
Loin des remontées
mécaniques bruyantes, des files interminables
et des pistes
boulevards, le ski de randonnée offre
une autre façon de skier. Équipé
d'un matériel un peu spécial,
le skieur gravit les flancs de montagne "à
la force des skis" avant de dévaler
des pentes où le manteau neigeux est
encore vierge de tout passage.
Des
skis polyvalents pour des skieurs tous-terrains
L'équipement
du skieur de randonnée se compose
principalement de skis larges, munis de
fixations articulées, et auxquels
sont fixées des "peaux de phoques"
antidérapantes (en
savoir plus). Durant l'ascension, le
talon détaché permet au skieur d'entamer
une "marche à ski" proche de de la technique
du ski de fond. Une fois au sommet, les
"peaux de phoques" sont enlevées,
les fixations bloquées et il ne reste
plus au skieur qu'à "faire sa
trace" dans la poudreuse. Avec le ski
de randonnée, la montagne s'offre
toute entière au skieur, plus de
barrières autres que naturelles ne
viennent entraver le regard et délimiter
l'espace.
Une pratique hors
piste qui n'est pas sans danger
Une
sortie en ski de randonnée ne s'improvise
pas. En effet, contrairement au ski alpin,
le ski de randonnée se pratique exclusivement
hors-piste, c'est-à-dire dans des
espaces qui ne sont ni balisés ni
sécurisés. Les risques d'avalanches
sont donc bien présents et doivent
être pris en compte, comme en témoigne
ce récit
d'une victime d'avalanche. Une bonne
connaissance de la montagne est la condition
d'une sortie sans embûches et une
formation minimum est nécessaire
pour être autonome. Toutefois de nombreux
guides de haute montagne proposent leurs
services d'experts pour des expéditions
allant d'une après-midi à
plusieurs jours.
Un
véritable sport d'équipe
Pour
des raisons de sécurité (et
de convivialité), le ski
de randonnée se pratique toujours
en groupe. Il peut s'agir de petits groupes
de deux ou trois personnes jusqu'à
des groupes de plusieurs
dizaines de personnes encadrées par
des guides. Selon la nature du terrain et
du climat, le groupe choisira de skier en
formation serrée ou, à l'inverse,
de façon dispersée. Si le
manteau neigeux est instable, la dispersion
réduira les risques en cas d'avalanche.
Dans certains cas, comme sur les glaciers
par exemple, il est conseillé de
se mettre en cordée. Notons encore
que chaque membre du groupe doit être
personellement équipé d'une
balise Arva et du matériel nécessaire
pour intervenir en cas d'avalanche (en
savoir plus).
"Ski
de
printemps", "d'alpinisme",
ou "de
montagne" ? Traditionnellement
appelé "ski de
printemps" en raison de la saison durant
laquelle il se pratique et qui s'étend
essentiellement entre le début du
mois de mars et la fin du mois de mai, le
ski de randonnée est également
connu sous le nom de "ski alpinisme"
en référence au matériel
(piolet, crampons) et aux techniques (cordées,
escalade) qui sont parfois utilisés
lors des ascensions difficiles. Depuis 2000,
la fédération française
de montagne et d'escalade (FFME) utilise
officiellement au terme de "ski de montagne",
en référence au terme anglais
"mountaineering" utilisé par l'Union internationale
des associations d'alpinisme (UIAA). Dans
les faits, on constate cependant que la
plupart des clubs et des pratiquants conservent
le nom "ski de randonnée"
pour désigner leur sport favori.
|