Les statistiques amusantes des pénaltys Ces gardiens intraitables

En faisant des pénaltys (ou plutôt de l'arrêt de pénaltys) leur spécialité, certains gardiens de but ont marqué leur discipline de manière bien singulière.

Ricardo élimine l'Angleterre

Peut-être vous souvenez-vous de cette séance de tirs au but disputée entre le Portugal et l'Angleterre lors de la Coupe du monde de 2006 ? La Selecção de Luiz Felipe Scolari n'aurait jamais dû remporter ce quart de finale, deux des trois premiers tirs portugais manquant le cadre... Seulement, son gardien Ricardo avait réussi l'exploit d'arrêter trois tentatives anglaises ! Frank Lampard, Steven Gerrard et Jamie Carragher se sont sans doute consolés depuis, en apprenant que le portier portugais était le seul à avoir produit une telle performance en Coupe du monde.

Duckhadam écœure le Barça

Dans une autre compétition prestigieuse, la Ligue des Champions, le maître incontesté des pénaltys s'appelle Helmuth Duckadam. Le Roumain a obtenu le surnom de "héros de Séville" grâce à son incroyable réussite pendant la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe 1986. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le dernier rempart du Steaua Bucarest arrêta ce soir-là quatre tirs au but successifs ! Personne n'a fait mieux depuis.

Les plus gros bluffeurs

Lors de la finale de la Coupe d'Europe 1984, Bruce Grobbelaar avait mimé l'ivresse au moment de la séance de tirs au but.

S'ils n'ont pas réalisé de records, d'autres gardiens se sont cependant aussi fait remarquer par leurs "techniques" particulières. Souvenez-vous de Bruce Grobbelaar, gardien zimbabwéen de Liverpool, faisant mine de manger les filets de son but puis imitant un homme complètement ivre (lire à ce sujet, les spaghettis legs de Grobbelaar) lors de la finale de la Coupe d'Europe 1984 : les deux adversaires romains qui lui firent face après ces pitreries, Bruno Conti et Francesco Graziani, frappèrent hors-cadre.

Autre technique, employée par Mickaël Landreau et Edwin Van der Saar : influencer l'adversaire dans son choix de frappe. Le Français l'avait fait face au Parisien Ronaldinho, lors de la Coupe de la Ligue 2002, en se positionnant près de son poteau droit et non au milieu ; le Néerlandais de Manchester United, lui, avait montré le côté gauche de son but à Nicolas Anelka (Chelsea), lors de la finale de la Ligue des Champions 2008, plongeant ensuite à droite et arrêtant le tir de l'attaquant français.