Petits poucets de la Coupe de France de football Les amateurs d'Auxerre résistent face à Nantes

Lorsqu'Auxerre remporte sa deuxième Coupe de France, en 1996, l'équipe bourguignonne est en train de vivre ses plus belles heures. Mais dix-sept ans plus tôt, au moment de disputer sa première finale, l'AJA est un tout autre club.

Guy Roux mène ses amateurs en finale

Pensionnaire de Division 2, il est alors entraîné par un certain Guy Roux, dont la réputation médiatique n'est pas encore très étendue. Quant aux joueurs, ils sont tous amateurs. Un exemple : le capitaine de l'équipe, Serge Mésonès, est journaliste à "L'Yonne Républicaine".

Jusqu'en 8e de finale, l'AJ Auxerre a un parcours facile et joue contre des équipes d'un niveau inférieur ou égal au sien. En quart, les Auxerrois rencontrent un adversaire de Division 1, Lille, qu'ils éliminent de justesse (0-0 à l'aller, 2-1 au retour). En demi, l'AJA est opposé au champion de France, Strasbourg, qui a gagné tous ses matchs de Coupe, allers et retours, cette année-là. Pourtant, c'est l'équipe de Guy Roux qui se qualifie, grâce à la règle du but marqué à l'extérieur (0-0 à l'aller, 2-2 au retour à Strasbourg).

Mésonès, symbole de la lutte

En finale, Auxerre rencontre le FC Nantes, deuxième du championnat de France. Si les Canaris prennent logiquement l'avantage en début de partie, ils ne peuvent empêcher l'égalisation du capitaine et symbole du club bourguignon, Serge Mésonès (1-1 à la 49e minute).

1-1, c'est le score à l'issue du temps réglementaire. Mais en prolongations, Auxerre s'écroule (4-1). Le Nantais Eric Pécout porte son total à trois buts dans la partie, une performance inédite jusqu'alors en finale de Coupe de France.