Transfert de Gignac : quels soupçons contre l'OM ?

Transfert de Gignac : quels soupçons contre l'OM ? Le transfert de Gignac à l'OM fait l'objet de soupçons de financement par le grand banditisme corse. Pape Diouf est venu rejoindre deux dirigeants du club, Vincent Labrune et Jean-Claude Dassier, en garde à vue ce mardi matin.

Le transfert de Gignac replongera-t-il l'Olympique de Marseille dans une grande affaire judiciaire, vingt ans après l'affaire OM-VA ? Le président et les anciens présidents de l'OM ont été placés en garde à vue ce mardi 18  ovembre 2014, dans la matinée, selon une information d'iTélé reprise par l'Equipe. Vincent Labrune, actuel président de l'Olympique de Marseille, Jean-Claude Dassier, président du club de 2009 à 2011 et Pape Diouf, président de 2004 à 2009, sont tous les trois visés par une enquête sur le transfert de l'attaquant André-Pierre Gignac en août 2010. L'actuel directeur général de l'OM, Philippe Perez, a lui aussi été interpellé.

Ce qui est reproché aux dirigeants de l'OM ? L'existence présumée de commissions versées à l'occasion du transfert de l'international français de Toulouse à Marseille. Commissions (ou plutôt rétro-commissions), suspectes pour plusieurs transferts et ayant pu servir à financer le grand banditisme corse. Une information judiciaire a été ouverte par les juges d'instruction Thierry Azéma et Christophe Perruaux pour "extorsions de fonds, blanchiment et associations de malfaiteurs" indique le Figaro. Les deux anciens présidents de l'OM étaient partie prenante dans la négociation du transfert à l'époque des faits présumés. Quant à l'actuel, Vincent Labrune, il était président du Conseil de surveillance de l'OM. L'agent de Gignac, Jean-Christophe Cano, était le principal interlocuteur du club au moment de la négociation.

Cette affaire est un coup dur pour l'OM mais aussi pour le football français qu vit une journée noire. En plus de ces garde à vues,des soupçons de matchs truqués en Ligue 2 ont émergé d'une autre enquête. Lors de la saison 2013-14, les rencontres entre Nîmes, Angers, Caen ou encore Dijon auraient pu faire l'objet de marchandages. plsuieurs dirigeants de clubs ont été interpellés et des perquisitions menées aux quatre coins du pays. Nîmes serait au centre le l'affaire puisque c'est ce club qui aurait "proposé des arrangements" afin "d'éviter la rétrogradation". Arrangements dont il s'agit de savoir désormais s'ils ont été conclus ou non.

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