Le Onze-type de l'AS Saint-Etienne par Georges Bereta

Le Onze-type de l'AS Saint-Etienne par Georges Bereta Georges Bereta, ancien joueur de l'AS Saint-Etienne, nous livre son équipe idéale de "Verts". Découvrez sa composition.

Chronique de But

Georges Bereta, c'est 344 matches avec l'AS Saint-Etienne entre 1966 et 1975. Toujours présent dans les arcanes de son club de cœur, l'ancien attaquant international (44 sélections) était tout indiqué pour nous donner son onze vert de rêve.

Le Onze-type de Georges Bereta

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Le Onze de rêve de Georges Bereta. © But

 Ivan Curkovic (1972-81)
"Chez nous, il a été numéro 1 pendant de nombreuses années. C'était aussi le titulaire dans une grande sélection de Yougoslavie. Pour moi, sa présence ne souffre aucune contestation. Il y a toujours eu de grands gardiens à "Sainté" - j'ai même mis Carnus remplaçant - mais "Curko", c'est le sommet."

 Gérard Janvion (1972-83)
"Lui aussi a été international et titulaire très longtemps en équipe de France et à Saint-Etienne. Là aussi, c'est un choix logique à mes yeux."

 Bernard Bosquier (1966-71)
"Autant pour le joueur que pour l'homme. C'est quelqu'un qui a eu 42 sélections en équipe de France, qui a arrêté de lui-même avec les Bleus et qui a été suspendu trois mois. Partout où il est passé, de Sochaux à Marseille en passant bien évidemment par l'A.S.S.E., il a été déterminant."

 Oswaldo Piazza (1972-79)
"Piazza, tout le monde le connaît dans le Forez ! C'est ici qu'il a explosé et qu'il est devenu un élément moteur de l'Argentine."

 Gérard Farison (1967-80)
"C'est sans doute l'un des moins connus de mon équipe. Il est arrivé sur le tard. Mais il fait partie de ces défenseurs qui étaient déjà comme ceux d'aujourd'hui. Très moderne, très offensif... Il a fait sa place à une période où le football changeait et où les latéraux montaient. Je me souviens qu'il me passait souvent dans le dos et que je l'engueulais. C'était une force de la nature !"

 Dominique Bathenay (1973-78)
"Sur le poste de milieu défensif, j'ai choisi Bathenay. C'est quelqu'un de très autoritaire, avec une grosse frappe de balle et une bonne relance. Il dézonait rarement et se montrait très physique dans ses interventions. Le vrai "6" avec qui c'était facile de partir à la guerre !"

 Michel Platini (1979-82)
"Platoche", c'est difficile de ne pas le mettre ! J'avais arrêté ma carrière quand il est venu chez les Verts. J'allais aux matches juste pour le voir jouer. C'était le Monsieur plus. J'ai eu la chance de l'affronter lorsqu'il évoluait à Nancy et moi à Marseille. Je me souviens qu'il avait marqué du milieu de terrain contre nous mais ce but avait été refusé pour un hors-jeu de position de Rouyer, qui était parti trop tôt. Michel était fou ! Je m'en souviens très bien (rires)..."

 Rachid Mekhloufi (1954-58 et 1962-68)
"Lui, il est inoubliable. Comme devant lui c'était saturé, j'ai décidé de le mettre en "10". Rachid a été l'un des précurseurs des Verts en équipe de France. Les aléas de sa carrière et ce qui s'est passé en Algérie ont fait qu'il n'a pas eu la carrière qu'il méritait. Il a abandonné le football français avant de revenir plus tard. Pour moi, il était au-dessus du lot."

 Dominique Rocheteau (1972-80)
"Rocheteau, c'est une icône, que ce soit sur le terrain ou en dehors, où son aura par rapport au public est resté immense. Aujourd'hui encore, cela reste "l'Ange Vert". Depuis son retour au sein de l'organigramme, il apporte une image favorable au club."

 Hervé Revelli (1966-71 et 1973-78)
 Un buteur hors-norme. Le meilleur de toute l'histoire de Saint-Etienne avec 175 buts en L1. Rien que pour ça, il mérite largement sa place dans ce onze de rêve."

Salif Keita (1967-72)
"Salif a été Ballon d'Or africain. Le premier. Ça veut tout dire ! Il a également fini deuxième meilleur buteur du championnat avec plus de 40 buts l'année où Skoblar a établi son record (ndlr : 44 buts en 1970-71). L'une des plus grosses satisfactions, c'est d'avoir su le doubler sur le côté gauche de l'attaque. Il était supérieur à moi mais Salif n'aimait pas trop aller au combat. C'était son défaut ! Moi, c'était tout l'inverse."

 Entraîneur : Robert Herbin (1972-83 et 1987-90)
"Roby" était le précurseur du football moderne en France. Il suivait l'exemple du grand Ajax Amsterdam, nous faisant travailler énormément à l'entraînement. Il avait insufflé une telle volonté, un tel esprit de concurrence qu'il parvenait à tirer le meilleur de ses joueurs. C'est vraiment le coach d'aujourd'hui dans toute sa splendeur."

Sur le banc des remplaçants

 Georges Carnus (1967-71)
 Vladimir Durkovic (1967-71)
 Jean-Michel Larqué (1965-77)
 Christian Lopez (1970-82)
 Laurent Blanc (1993-95)
 Georges Bereta (1966-75)
 Kees Rijvers (1950-53, 1955-57 et 1960-62)

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