Les bagarres générales les plus célèbres Des taquets sur les parquets

Les parquets tremblent parfois lorsque les basketteurs se reconvertissent en boxeurs. Le combat amorcé en 2004 par Ron Artest, par exemple, a marqué l'Amérique...

 

"Malice at the Palace"

Le match de NBA joué entre les Pistons et les Pacers au "Palace", l'enceinte de Détroit, a complètement dégénéré le 19 novembre 2004 à la suite d'une vilaine faute de Ron Artest sur Ben Wallace, le centre des Pistons. Celui-ci repousse son adversaire violemment au niveau de la gorge, ce qui entraîne une altercation entre les deux équipes.

Les secondes passent dans une grande confusion, les deux hommes étant séparés par leurs coéquipiers. Artest reste allongé sur la table des arbitres, sonné semble-t-il par l'agression. C'est à ce moment-là que le joueur des Indiana Pacers reçoit une canette de soda sur le torse. Artest se redresse d'un bond et se précipite dans les gradins pour punir son agresseur (qu'il confond avec un autre). Les joueurs des deux équipes se mêlent à la bagarre dans une scène d'une rare violence.

 

 

Supension de 86 matchs pour Artest

Après cet incident exceptionnel, la NBA réplique avec sévérité. Ron Artest est suspendu pour le reste de la saison 2004/05, ce qui équivaut à 73 matchs de saison régulière et 13 de playoffs. Il s'agit de la plus lourde sanction jamais infligée en NBA après un fait intervenu en match.

La perte de salaire, pour le fauteur de troubles, est estimée à près de 5 millions de dollars. Par ailleurs, celui qui a changé son nom en "Metta World Peace" l'année dernière est passé par la case tribunal. Condamné à une amende ridicule (250 $) et à un an de mise à l'épreuve, le bad boy a du suivre une thérapie pour gérer son agressivité en plus d'effectuer 60 heures de travail d'intérêt général.