Beaux gestes de fair-play Arsène Wenger fait rejouer un match

Arsène Wenger n'a pas acquis sa réputation de sage d'un coup de baguette magique. Le manager d'Arsenal a construit son image grâce à une conduite exemplaire sur et en dehors du terrain.

rendre la balle à l'adversaire après une faute est une règle tacite, pas une
Rendre la balle à l'adversaire après une faute est une règle tacite, pas une loi. © Nonos - Fotolia.com

Le 13 février 1999, Arsenal affronte Sheffield United en 8e de finale de la Coupe d'Angleterre. Alan Kelly, le gardien de United, sort la balle en touche pour permettre aux soigneurs de venir en aide à son partenaire Lee Morris, blessé. Ray Parbour, milieu de terrain d'Arsenal, fait la touche pour rendre la balle à Alan Kelly. Mais Nwankwo Kanu, nouvelle recrue des Gunners, s'empare du ballon et centre pour Marc Overmas, qui marque.

L'arbitre valide le but, car le fait de rendre la balle à l'adversaire n'est qu'une coutume, et non une règle officielle. Le match se termine dans la tension, sur le terrain et en tribune, par une victoire 2-1 d'Arsenal.

A la fin du match, Arsène Wenger propose très sportivement de rejouer la rencontre dans son intégralité : "C'est la seule chose que je peux faire. Je tente de réparer un accident. Kanu, ainsi que toute l'équipe, est très triste de ce dénouement". Plus tard, l'UEFA remettra le prix du fair-play au technicien alsacien pour ce geste sportif. 

"Je tente de réparer un accident", se justifie Arsène Wenger à la fin du match.

Les dirigeants de Sheffield demandent eux aussi à rejouer le match, ce qui sera fait dix jours plus tard. La seconde opposition se terminera sur le même résultat, 2-1 en faveur d'Arsenal. Les Londoniens, tenants du titre, seront ensuite éliminés en demi-finale.


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