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L'image de Laurent Jalabert en sang a marqué le Tour 1994.
© L'Internaute Magazine / Cécile Debise
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Lors des sprints, les cyclistes s'élancent vers la ligne d'arrivée à une vitesse folle. A leurs risques et périls...
3 juillet 1994. La première étape du Tour de France relie Lille et Armentières. Le sprint d'arrivée est lancé. Un policier, chargé de contenir les spectateurs, avance légèrement pour prendre une photo du peloton. Le Belge Wilfried Nelissen le percute à pleine vitesse. Laurent Jalabert, dans son sillage, ne peut éviter la chute. Abasourdi, la mâchoire de travers, le Français est couvert de sang. A cette époque, le casque n'était pas obligatoire mais Jalabert en portait un. Heureusement pour lui... Gravement blessé au visage et souffrant de plusieurs fractures, il doit quitter la Grande Boucle dès le 1er jour. Cet accident a changé sa vie et sa carrière : "C'est une image qui est restée un peu dans les esprits et dans le mien d'ailleurs puisqu'elle a contribué à conditionner la suite de ma carrière. Par peur de revivre des moments aussi terribles, je me suis détaché des sprints. Je suis devenu un coureur plus complet, plus combatif et je me suis trouvé des nouvelles ambitions que j'ai exploitées par crainte de me mêler à nouveau à la lutte des sprints massifs" a expliqué le coureur dans une interview à Handicap Zéro.
D'autres chutes marquantes
Le Tour de France est émaillé de chutes spectaculaires. En 1991, pour la dernière étape du Tour, Abdoujaparov réalise un de ses classiques "zig-zags" dans le sprint final sur les Champs-Elysées. Mais il est violemment projetté contre un bidon géant de Coca-Cola. La chute est inévitable et spectaculaire !
La Grande Boucle peut parfois s'avérer cruelle pour les coureurs qui ont la malchance de tomber à terre. Certaines chutes, plus marquantes que d'autres, sont entrées dans l'histoire du Tour. Voilà pourquoi... Dossier