Citez-moi le nom d'un joueur de foot bulgare... Si vous êtes amateur
de football, un joueur vous viendra immédiatement en tête :
Kostadinov, le bourreau des Bleus en 1993.
Le 13 octobre 1993, l'équipe de France s'incline contre Israël
en match de qualification pour la Coupe du monde 1994 (2-3). Pour disputer
la compétition aux Etats-Unis, les Bleus n'ont pas le choix : il
faudra au moins faire match nul à domicile face à la Bulgarie…
A priori, un nul ne semble pas infaisable, même si à l'aller,
la France s’était pris les pieds dans le tapis, concédant la défaite (2-1).
En tout cas, Gérard Houiller, le sélectionneur, y croit
: "L’équipe ne s’exprime jamais mieux que quand elle se trouve au pied
du mur", affirme-t-il. "Les joueurs, je les sens bien accrochés
à la rencontre. Ils ne me donnent pas l’impression d’avoir déjà joué ce match
dans leur tête".
| "Ginola, au poteau de corner, centre
trop fort. La contre-attaque s’amorce et Kostadinov élimine la France" |
Mais le 17 novembre, l’équipe de France vit une soirée cauchemardesque
au Parc des Princes face aux Bulgares. Certes, le match commence bien :
Eric Cantona marque. Mais l'équipe de Hristo Stoichkov égalise.
En seconde mi-temps, Jean-Pierre Papin, souffrant de crampes, est remplacé
par David Ginola. On joue la 90e minute. Ginola, au poteau de corner,
centre trop fort. La contre-attaque s’amorce et Kostadinov, qui échappe de
justesse à un tacle de Laurent Blanc, envoie un missile sous la barre
de Bernard Lama. Défaite 2-1 : la France n’ira pas en Amérique… Gérard
Houiller, son adjoint Aimé Jacquet, les joueurs, sont effondrés sur la pelouse
ou en tribune. Didier Deschamps pleure…
Houllier et Ginola seront ensuite les cibles de nombreuses critiques. L'ancien
joueur de Paris, Newscatle ou Aston Villa, dira plus tard : "Je mourrai
avec ça… On m’a fait trop de mal."
En savoir plus Euro
2008