On l'a vu, dès 1904, les routes du Tour sont pavées de mauvaises intentions : clous jetés sur la chaussée, participants houspillés, voire frappés, poivre jeté dans les yeux des coureurs belges en 1911...
Dans le Tour de France 1950, l'Italien Gino Bartali abandonne et plie bagages après avoir été agressé dans le col d'Aspin par des spectateurs français en raison d'un accrochage avec Robic.
En 1975, Eddy Merckx est frappé au foie par un spectateur dans la montée du Puy-de-Dôme. Dans une interview à Nice-Matin en juillet 2009, le cycliste belge confiait que "ce coup reçu dans le Puy de Dôme" était l'un des pires souvenirs de sa carrière. "L'absence de fair-play est quelque chose qui m'a toujours révolté".
Cette agression a été lourde de conséquence. Lâché par Bernard Thévenet à Pra Loup et dans l'Izoard, Merckx terminera 2e du Tour, derrière le Français.
En 2002, le coureur kazakh Andrey Kashechkin, de l'équipe Crédit agricole, s'est pris un coup de poing par un spectateur lors de la 16e étape du Tour, au pied du col de Marie-Blanque. Geste volontaire ou non, le doute est resté...
Kashechkin avait été contraint de faire demi-tour pour rejoindre la voiture du médecin du Tour et se faire soigner, souffrant de saignements du nez, avant de rejoindre le peloton.