Accueil

Connexion

Les grandes tricheries du sport

En savoir plus

Quand on parle de dopage, le cyclisme est souvent pointé du doigt. Il faut dire que, de tout temps, les coureurs n'ont pas manqué d'imagination pour éviter de se faire prendre au contrôle anti-dopage. L'une des références en la matière s'appelle Michel Pollentier. Le cycliste belge a participé à 8 éditions du Tour de France entre 1973 et 1981.

Lors de la Grande Boucle 1978, il constate que les médecins chargés de prélever l'urine des coureurs à l'arrivée ne sont pas très rigoureux. Du coup, il imagine un stratagème pour contourner le contrôle. Au moment du test urinaire, il placera une poire sous son aisselle. Celle-ci sera remplie avec de l'urine "propre", provenant d'une tierce personne, et un petit tuyau reliera la poire à l'entrejambe du cycliste. Une petite pression de l'aisselle et hop ! Ni vu, ni connu, le cycliste remplira le flacon avec une urine "saine".

Convaincu de l'ingéniosité de son système, Michel Pollentier se "charge" allègrement et prend de nombreux produits pour améliorer sa performance la veille de la grande étape de l'Alpe d'Huez. Le dopage marche bien : celui que l'on surnomme "Cuisses de mouche" remporte l'étape la plus exigeante du parcours !
A l'issue de la course, il se rend dans la caravane du contrôle anti-dopage. Manque de chance pour lui : le médecin chargé ce jour-là de faire uriner les cyclistes lui demande de faire ça face à lui. Le trucage est découvert et le Belge est exclu du Tour.
Cet épisode inspirera d'ailleurs une scène du film "Le vélo de Ghislain Lambert", où Benoît Poolvoerde reproduit excatement le même stratagème... et se fait prendre !

 

  • Imprimer
  • Envoyer
Autour du même sujet
poiré - ENCYCLOPÉDIE

Publié le 01/04/2010 - Mis à jour le 01/04/2010

Magazine Sport Haut de page
Votre avis sur cette publicité