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si un taekwondoïste s'énerve (ici, pascal gentil), mieux ne vaut pas se trouver
 
Si un taekwondoïste s'énerve (ici, Pascal Gentil), mieux ne vaut pas se trouver dans les parrages. ©  Thierry Plessis
 

Il est rare que les pratiquants de taekwondo soient très médiatisés. Pourtant, cette discipline est présente aux Jeux Olympiques. Et à Pékin, en 2008, le Cubain Angel Matos s'est chargé de faire parler de son sport...

Alors qu'il mène 3-2 dans le combat qui l'oppose à un Kazakh pour la médaille de bronze, le taekwondoïste se blesse au pied. L'arbitre décide donc d'interrompre le combat durant une minute pour qu'Angel Matos se fasse soigner. Celui-ci, assis à l'écart de l'aire de jeu, attend qu'on lui bande le pied lorsque l'arbitre le disqualifie pour avoir dépassé les 60 secondes imparties avant de reprendre le combat.

Furieux, le Cubain conteste sa disqualification, essaye de se faire entendre, puis décoche un coup de pied spectaculaire au visage de l'arbitre suédois Chakir Chelbat. Matos bouscule ensuite un autre juge, venu à la rescousse de son collègue, crache par terre, avant d'être poussé dehors.

En raison de ce coup de sang, la Fédération mondiale de taekwondo a exclu à vie le Cubain et son entraîneur Leudis Gonzalez de toutes les compétitions internationales pour "violation caractérisée de l'esprit du taekwondo et des Jeux Olympiques".

L'arbitre blessé n'a pas perdu de dents (contrairement à la rumeur lancée juste après le coup de pied) mais a dû recevoir des points de suture sur la lèvre inférieure.

 

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