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| | Laporte a été surnommé un temps "Bernie le Dingue". © L'Internaute Magazine / Agathe Azzis | |
L'ancien sélectionneur de l'équipe de France de rugby collectionne les surnoms : "Bernie le Dingue", "le Kaiser", "Eagle four" (parce que "il gueule fort")... Pas étonnant du coup qu'il figure dans ce dossier sur les sportifs les plus colériques !
Dès ses débuts d'entraîneur en 1993, Laporte se forge une réputation d'excité. A la tête du Stade Français (de 1995 à 1999) ou du XV tricolore, les "coups de gueule" pleuvent.
En 2002 par exemple, à la mi-temps de France-Italie, les téléspectateurs découvrent un Bernard Laporte en surchauffe, s'agitant et hurlant sur de solides gaillards qui ne pipent pas mot, le front baissé.
Extrait : "Bon maintenant, on va densifier un peu. On va mettre du rythme. On va les respecter, on va pas faire de fautes ! C'est clair ça ? Je sais même pas de quoi on peut parler. Vous voulez qu'on parle de quoi, de touche, de mêlée ? Je sais pas moi. On n'a rien fait... Merde ! On se prend pour qui ?"
| "Tous ces bourgeois de merde, je te les foutrais sur le terrain" |
Pour resituer ce remontage de bretelles dans son contexte, l'équipe de France ne mène que 19 à 12 à la pause face à la faible équipe d'Italie. Laquelle a inscrit ses 12 points sur pénalité, à cause... de fautes commises par les Français.
Tout le monde en prend pour son grade
Laporte n'a pas épargné le public non plus. En 2003, lors d'un match contre l'Irlande au Stade de France, Frédéric Michalak est sifflé par le public quand il sort du terrain. Bernie le Dingue entre en action devant les caméras à la fin de la rencontre : "Il faudrait faire revenir les bénévoles du rugby. Tous ces bourgeois de merde [le public], je te les foutrais sur le terrain. Qu'ils sachent que Michalak rejouera. Ce n'est pas eux qui me feront changer d'avis. Frédéric a alterné le bon et le moins bon, mais sincèrement ça me satisfait. Au contraire du public, moi je vais l'aider."