Dans le milieu du sport automobile, mieux vaut être dans le camp de Jean Todt. Le Français, fin tacticien, a brillé dans tous les domaines où il a mis les pieds.
Son parcours chez Peugeot-Talbot
Jean Todt entre dans l'univers de la compétition en tant que copilote. Aux côtés de Guy Fréquelin, il devient en 1981 vice-champion du monde de rallye chez Talbot, une filiale de Peugeot. Un an plus tard, il se voit confier la direction de Peugeot-Talbot Sport, une entité créée par le constructeur français et entièrement dédiée à la course.
Sous la présidence de Jean Todt, Peugeot enfile les titres comme des perles : aux titres de champion du monde des rallyes 1986 et 1987 (pilote et constructeur) s'ajoutent quatre éditions successives du Paris-Dakar (de 1987 à 1990), l'édition 1992 du Championnat du monde d'endurance et deux éditions des 24 Heures du Mans (1992 et 1993).
La consécration en Formule 1
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| | Jean Todt a été directeur sportif de Ferrari de 1993 à 2007. © Ferrari | |
En 1993, Jean Todt quitte Peugeot après un ultime coup d'éclat : un triplé lors des 24 Heures du Mans. Il est engagé par la Scuderia Ferrari pour redonner à l'écurie italienne ses lettres de noblesse. Après quelques années de disette, Jean Todt renoue avec le succès à l'occasion de la saison 1999, la marque au cheval cabré étant sacrée championne du monde des constructeurs.
Par la suite, Ferrari établira une domination sans faille sur la F1. Entre 1999 et 2007, Jean Todt et son écurie s'adjugent la couronne mondiale sept fois sur neuf, en grande partie grâce au brio de leur pilote vedette, Michael Schumacher, champion du monde de 2000 à 2004.
Futur président de la FIA ?
Depuis qu'il a quitté son poste de directeur sportif de Ferrari, fin 2007, Jean Todt est régulièrement cité dans la presse spécialisée comme le probable successeur de Max Mosley, le président de la Fédération internationale automobile.