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Le visuel de la campagne de Reporters Sans Frontières
© RSF
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La cause tibétaine et les violations des Droits de l'Homme en Chine
sont venues s'inviter sur le parcours de la flamme olympique.
Lors de son allumage à Olympie le 24 mars, 3 militants de Reporters
sans Frontières ont perturbé la cérémonie. Pendant
le discours du président du Comité olympique chinois, ils ont fait irruption,
brandissant des drapeaux sur lesquels les anneaux olympiques étaient remplacés
par des menottes. Leur action n'a duré que quelques secondes,
le temps pour la police grecque d'intervenir. Les images de cette interruption
ont été censurées en Chine et ne sont jamais passées
à la télévision.
Le passage de la flamme a été le théâtre de
nombreuses protestations dans les villes étapes. Les militants
hostiles au régime chinois ont prévu plusieurs manifestations, notamment
à Londres, Paris et San Francisco.
A Paris
| "Les relayeurs français ont prévu
de courir avec un badge destiné à montrer leur attachement aux
Droits de l'Homme" |
Lors de la conférence de presse de présentation du passage
de la flamme olympique, le mercredi 2 avril, la mairie de Paris a annoncé
qu'une banderole appelant au respect des droits de l'Homme habillerait
l'Hôtel de ville. Les athlètes ont eux promis qu'un signe distinctif
serait arboré par les relayeurs français le 7 avril dans les rues de la capitale
(un badge portant la mention "Pour un monde meilleur"). Mais ces
intentions n'ont pas convaincu Robert Ménard, le patron de Reporters sans
frontières, qui a promis à la flamme un parcours mouvementé. "On
avait proposé qu'à côté du coureur de la flamme
courre un deuxième coureur avec notre t-shirt (avec les menottes à
la place des anneaux olympique), mais ils ont refusé. On va le faire
quand même mais ce ne sera pas en bonne intelligence avec eux comme
nous l'aurions souhaité" a-t-il affirmé.