Raids, 100 km, 24 heures... Vous avez réalisé un défi sportif hors du commun en course à pied. Racontez-nous cette expérience et déposez les photos de vos exploits.
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100 km de Millau
Jean Alain Pillonetto
, Vailhauquès
le 09 mars 2007
A quelle course extrême avez-vous participé ? (nom et nature de l’épreuve, lieu, date...)
Aux 100 km de Millau à l'occasion de la 20ème édition et 4 autres inscriptions par la suite.Qu’est-ce qui vous a poussé à relever ce défi ?
Je me suis relevé d'un accident de ski où mon kiné me préconisait un sport "lent, doux, et progressif" comme le vélo ou la natation. Mais je m'ennuyais trop en vélo et la piscine imposait trop de contraintes. J'ai donc commencé par le parcours de santé le plus proche de chez moi, qui faisait 1,2km, moitié en clodiquant, moitié en pleurant de douleur et de rage, et très progressivement, j'ai augmenté les distances et les lectures. Puis vinrent les petites courses régionales, et finalement, un jour, on se demande si on est pas enfin prêt. Reste plus qu'à aller vérifier...Décrivez-nous votre course : en quoi consiste-t-elle ? Sur quel terrain se déroule-t-elle ? Quel est le niveau de difficulté ? Quelles ont été vos sensations pendant l’épreuve ?
Plutôt que la course, un enchantement cette première fois là, c'est le décorum et la bande de copains que j'avais réussi à convertir à ma "folie" qui m'a le plus marqué. Inquiet de participer pour la première fois, j'avais "mouillé" une dizaine de suiveurs en vélo, mon médecin de famille, le kiné du village et un pharmacien pour faire bon poids, bonne mesure...
C'est l'exploit de chacun à sa façon qui nous avait le plus soudés et permis de recommencer , et recommencer encore... De plus, je ne courais pas seul, nous avions fini par nous inscrire à trois...
Courir 100 bornes une fois, c'est rien ou presque, mais savoir à la seconde édition où ça va faire mal, et à la troisème savoir où ça n'a pas marché, pardon couru, comme on l'aurait souhaité et recommencer encore en allant de plus en plus vers de l'autosuffisance, là oui, ça devient de plus en plus difficile. On sait qu'on va de toute façon être plus exigeant que les fois précédentes, que l'effet euphorisant, s'il se produit, mettra de plus en plus de temps à venir, et qu'il faudra faire preuve d'un peu de courage...Qu’avez-vous retiré de cette expérience ?
Que mon genou est maintenant bien stabilisé et tient bon, en premier.
En second, que je suis capable, pour peu que je veuille vraiment quelque chose, d'aller le chercher.
En trois, que chaque sport semble correspondre à une phase, un âge dans sa vie, mais que le sport a quelque chose de bon.
En quatre, que même la pratique régulière de sports ne met pas à l'abri d'une de ces maladies "modernes" qui ne servent à rien, mais que l'on se remet sur pied un peu plus vite.
Et pour finir, que chaque fois que j'ai un gros pépin dans ma vie, c'est finalement en allant trottiner, m'entraîner, que je peux reposer mes questions, accorder de l'importance à ce qui en a et laisser "courir" ce qui est somme toute secondaire...Quelle autre course extrême vous tente ?
Marvejols Mende mais parce que je sais que j'y retrouverai sûrement des copains et une bonne bouffe après... Eet peut-être aussi le marathon de Bordeaux, mais je sais plus pourquoi... l'air iodé ou bien quelques vins dégustés en route m'a-t-on dit !
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