L'Internaute > Sport > Contributions > Vous avez suivi une filière Sport-étude

APPEL
A CONTRIBUTION

Vous avez concilié vos études et une pratique intensive du sport dans un établissement scolaire adapté ? Racontez-nous cette expérience.

Participez

 Rugbyman communiquant  

Pierre-Yves Lazies , Toulouse
Rugbyman communiquant -  - Vous avez suivi une filière Sport-étude
Photo déposée par Pierre-Yves Lazies

Rugbyman communiquant
Pierre-Yves Lazies

Pourquoi avez-vous fait une filière sport-étude ? Dans quel sport étiez-vous spécialisé ?

Je pratiquais le rugby à XV depuis l'âge de 10 ans au sein du club de Carmaux (81). Mon père était alors président de l'école de rugby. Après avoir connu quelques sélections départementales et régionales, j'ai décidé de consacrer un peu plus de temps et d'énergie à une potentielle carrière de haut niveau, sans pour autant trop pénaliser mon avenir professionnel. J'ai donc postulé pour intégrer un Pôle Espoir.

Dans quel établissement étiez-vous scolarisé (nom du collège, lycée) et pendant combien de temps ? Comment s’organisait votre emploi du temps ? (répartition cours/entraînements/compétitions)

J'ai finalement intégré le Sport-études du lycée Jolimont à Toulouse (31). J'ai alors suivi un cursus normal de lycéen : Seconde générale, puis Première et Terminale ES. En Seconde, je suivais mes cours au sein même du lycée Jolimont. Le choix pour une spécialisation Economique et Sociale m'a renvoyé vers un lycée partenaire (le lycée Toulouse Lautrec à Toulouse). Chaque matin, une navette spéciale passait prendre la vingtaine de joueurs dans le même cas que moi devant l'internat. Nous terminions les cours impérativement à 16h afin de pouvoir nous rendre à l'entraînement sur les terrains de Jolimont (complexe des Argoulets), qui débutait alors vers 16h30. Nous nous entraînions avec le Pôle Espoir le lundi, mardi et jeudi. Nous retournions pour la plupart nous entraîner dans nos clubs respectifs (Colomiers pour ma part)le mercredi et vendredi. On réussissait en général à caser une à deux séances de musculation quand on le pouvait durant la semaine. Le système fonctionnait bien grâce à la souplesse du corps enseignant. Tous les soirs, après le repas, des heures d'études étaient aménagées afin de permettre aux élèves de travailler.

Avez-vous une anecdote à raconter ?

Mes trois années passées au sein du sport-études regorgent d'anecdotes plus croustillantes les unes que les autres. J'aurai envie d'en citer une en particulier : on comptait à l'époque 7 Sport-études du même type, répartis sur l'hexagone. Nous participions tous à un championnat inter-pôles Espoir(pour reprendre le terme exact). Comme Jolimont était la structure reconnue comme étant la meilleure de toutes, elle engageait chaque année deux équipes. En 1999, nous nous sommes retrouvés avec les 2 équipes en finale. Les équipes étaient excellentes avec des joueurs qui ont percé par la suite (Fred Michalak, Clément Poitrenaud, Nico Jeanjean...). A l'issue d'un match de bonne facture, on est rentré comme un jour habituel au self. Tout le monde réfléchissait à un moyen de sortir de l'internat pour aller fêter tout ça place saint Pierre. Et finalement, lorsque nous sommes arrivés dans les étages, les portes de secours avaient été volontairement laissées ouvertes pour nous permettre de sortir... et surtout de rentrer dormir !

Qu’avez-vous fait après votre "sport-étude" ? (carrière de sportif de haut niveau, métier avec ou sans lien avec le sport...)

Après mon bac, j'ai poursuivi mes études au sein de l'université Paul Sabatier de Toulouse, qui m'a permise d'aménager mon cursus d'I.U.T sur 3 ans au lieu de 2. Après l'obtention de mon DUT, j'ai eu l'opportunité de partir valider ma licence à Dublin. Je jouais alors en espoir au Castres Olympique, sans grande perspective d'intégrer le groupe professionnel. Je suis donc parti à l'aventure, en Irlande, où j'ai vécu une grande année universitaire et surtout "rugbystique", avec un titre de champion d'Irlande de 2ème division. La finale s'est même disputée à Lansdowne Road. A mon retour, j'ai été contacté par le Sporting Club Albigeois, pour lequel j'ai joué pendant 2 ans tout en validant un master de management de la communication, à l'université des sciences sociales de Toulouse. Je bénéficiais alors du statut de sportif de haut niveau mais les aménagements n'étaient pas vraiment envisageables. Par conséquent, mon statut me permettait plutôt une certaine compréhension de la part de mes professeurs par rapport à mes absences répétées. Malgré quelques apparitions avec l'équipe première, je ne me suis pas vu proposer de contrat professionnel. A l'issue de mes études, j'ai dû ralentir mon investissement rugbystique pour pouvoir suivre le rythme de la vie active. Les entraînements quotidiens sont difficilement compatibles avec des heures de bureau. Je reste convaincu, malgré les aménagements dont j'ai bénéficié, qu'il arrive un moment où le système présente certaines limites. Il faut alors faire un choix sportif ou professionnel... Ce n'est pas le plus évident : la raison ou la passion ? Depuis un peu plus d'un an, je suis chargé de communication au sein d'une société aéronautique de services à Toulouse. On peut considérer que mon métier a un lien avec le sport, dans le sens où je m'occupe particulièrement des relations publiques de la société, qui tournent inévitablement autour du rugby dans notre belle région toulousaine !

Publié le 30 mars 2007

13 contributions : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
 




Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters
 

Accueil

Connexion

Mon compte

Déconnexion

rechercher