Le plus court et le plus long
Bernard Maroy
, Soyaux
le 12 novembre 2008
A quelle occasion avez-vous vécu votre plus grosse frayeur liée au sport ? (date, lieu, circonstances...)
Sur le Palafour à Tignes il y a 30 ans, je descendais très vite quand j'ai soudainement vu les traces d'un ratrack qui s'était sans doute enlisé, soit deux tranchées de 1 m de large, 1m de profondeur et espacées d'environ 3 m. J'ai eu le réflexe de faire une détente au dernier moment qui m'a permis de franchir l'obstacle dans lequel j'aurais autrement probablement laissé mes 2 jambes, voire plus. Le plus long : essai d'un 505 neuf à Pâques il y a 40 ans à Fromentine. Force 6, chavirage à contre, assommé par la coque ; pas de combinaison à l'époque. Impossibilité de stopper la respiration pour me déshabiller de mon pantalon et mes bottes. Le petit sac à voiles du foc flottait à côté (merci Elvström !) ainsi qu'un bout en polypropylène. Le froid ne me permettait pas d'arrêter de respirer face à la vague. J'ai donc rempli le sac à voile d'air mais j'ai vite eu des crampes dans le bras. Je l'ai donc mis sous mon ciré, ce qui m'a permis de monter à la vague et de ne plus boire la tasse. Le 505 est revenu au bout de 30 minutes, le temps pour mon frère de ramener à la raison notre équipier paniqué. Lancer du bout. Echec. Le 5O repasse au bout de 15 mn, le temps de remettre un peu d'ordre à bord. Lancer du bout. Le bout est saisi à bord. Je serre de toutes mes forces mon bout dans mes mains gourdes, entre P1 et P2 de l'annulaire droit et je me laisse tracter. Arrivée au tableau. Je rassemble mes dernières forces pour faire un rétablissement. Heureux. Ensuite la douche froide me brûlait. Probable hypothermie sévère. Congelé mais heureux ! Plus la situation est critique plus il faut garder la tête froide !Cela vous a-t-il laissé des séquelles (physiques ou mentales) ou est-ce juste un mauvais moment sans conséquences ?
Très instructif. Quand on se croît au bout du rouleau, on peut encore en faire autant. On meure plus de désespoir que d'épuisement vrai.
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Jean Philippe Quenot
Le 505 est un dériveur, sorte de petit voilier qui est l'un des plus rapide jamais construit. Un grande voile immense, un foc impressionnant et un spi d'un taille ! Je me rappelle quand je faisais de la voile avec mon père il y a une quinzaine d'année. Lui barreur, moi du haut de mes 13 ans au trapèze (qui permet d'avoir les pieds sur le bord de la coque et tout le corps dans le vide retenue par un câble accroché au mat). Que de bons souvenirs. Le 50 est l'abréviation du mot 505 (à lire cinq, la lettre o, et cinq) qui désigne un bateau de 5M05. C'est la taille au dessus du 470 ou du 420. Bref ce bateau c'est un monstre de rapidité
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Claude
Le 505... Le 50 ? P1 et P2.. De quoi parlez vous ?
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