A quelle occasion avez-vous vécu votre plus grosse frayeur liée au sport ? (date, lieu, circonstances...)
Valmorel, janvier 2008, journée blanche où rien ne distingue la piste du ciel. La poudreuse déborde de partout et il neige encore. Pour fuir les traces et mieux en profiter encore, je décide de quitter la piste balisée. Plaisir garanti, grand virage coulés dans la "Puf"... Sauf qu'on n'y voit rien. Les dénivelés surprennent, les jambes-amortisseurs compensent les effets de surprise. A un moment donné, une bute se dresse là juste devant. Pas le temps de freiner... Et c'est l'envol. Blanc au-dessus, blanc en-dessous, blanc partout... Suis-je dans un nuage, quand vais-je toucher le sol ?! Ça dure 5 ou 6 secondes, pas plus, mais c'est interminable. Sur quoi vais-je retomber et quand ? Je m'enfonce subitement dans un amas de poudre blanche, le dos encaisse mais sans trop de mal ; le sac à dos fait tampon ! Le lendemain, un retour sur les lieux me permettra de me rendre compte de la situation : 5 ou 6 m de dénivelé et probablement à peu près autant en longueur... Juste de quoi me laisser le temps d'imaginer le saut de l'ange du haut d'une falaise !
Cela vous a-t-il laissé des séquelles (physiques ou mentales) ou est-ce juste un mauvais moment sans conséquences ?
Rien qu'une belle frayeur sans séquelles... Mais un principe qui restera graver : plus jamais de hors-piste en journée blanche !
François Margolliet
Il m'est arrivé la même aventure à Flaine (74), mais, contrairement à Simon Baude, j'ai regardé vers le bas, entre mes skis et, à travers mes lunettes embuées, j'ai eu l'impression que je tombais d'une falaise de plus de cent mètres. En un instant, j'ai fait le deuil de ma vie. En fait, il y avait cinq ou six mètres et me m'en suis tiré, moi aussi, sans une égratignure et, c'est curieux, sans avoir eu peur : il y a dans ces moment là une espèce de détachement