Glacier de la Grande Motte, Tignes
Florian Rosier
, Gemeaux
le 30 juin 2009
A quelle occasion avez-vous vécu votre plus grosse frayeur liée au sport ? (date, lieu, circonstances...)
C'était en 1992, j'avais 13 ans. Mes parents nous emmènent à Tignes passer 15 jours aux sports d'hiver (nous rejoignons une bande de copains de mon père, des fous furieux...) Lors d'une soirée fondue à l'auberge, j'entends parler de l'escapade prévue le lendemain : le glacier de la Grande Motte en hors piste ! Très excité par l'idée d'être de la partie, j'essaie de convaincre mes parents, aidé par ses amis qui argumentent quant à leur vigilance ainsi que le matériel de secours. Nous partons à la fraîche, arrivons proche du glacier par le téléphérique, nous montons à pied jusqu'à un rocher qui, une fois atteint puis contourné, nous permet d'accéder directement au glacier. Petits rappels pour l'organisation de la descente ; le premier part, quelques dizaines de mètres plus bas le deuxième enchaîne ; je suis le troisième : le dénivelé est hallucinant ! Pas un poil de neige, juste un voile qu'on peut voir glisser sur la neige, portée par le vent. Le seul moyen de descendre dans ces conditions était en dérapage lent puis virage à 180° sur place ! Le problème arrive : la veille, mon père m'aide à préparer mon matériel mais il refuse de régler mes fixations plus dures : peur de ne pas déchausser en cas de chute... Lorsque je commence ma descente, tout est ok, je prend cher en doses d'adrénaline lorsque la réception en fin de virage se fait plus violente : le bout d'un de mes skis heurte fort la glace et je déchausse ! Le ski descend à toute vitesse et disparaît dans un gouffre une centaine de mètres plus bas. Avec un seul ski au pied, impossible de rester sur place vu la pente : je descends en glissant irrémédiablement sans pouvoir m'arrêter ; impossible de planter mes bâtons dans la glace, le gouffre approche et je prend de plus en plus de vitesse... Je regarde en haut pour voir la réaction des autres : tous hurlent des conseils en même temps et je ne comprends rien ! Il me reste environ 20 m avant le gouffre lorsque qu'un de plus chevronné du groupe descend comme un dingue, me rattrape, dérape à mon niveau pour s'arrêter juste en-dessous, puis plante un bâton puissamment dans la glace et je suis stoppé net... Je l'aurai bien embrassé à ce moment là ! Non avare de sensations fortes, une fois le groupe m'ayant rejoint, ce même monsieur décide de sortir le matos et descend en rappel dans le gouffre pour récupérer mon ski. Il suffira de quelques minutes pour qu'il nous demande de le remonter : il avait récupérer mon ski ! Nous nous sommes mis d'accord pour ne rien raconter à mes parents, j'ai attendu plusieurs années pour leur avouer, fier de mes bêtises.Cela vous a-t-il laissé des séquelles (physiques ou mentales) ou est-ce juste un mauvais moment sans conséquences ?
Aucunes séquelles, même psychique : le lendemain j'étais reparti comme en 40 et depuis je m'éclate uniquement dans la pratique de sports extrêmes : VTT freeride, snow et chute libre.
-
Soyez le premier ou la première à réagir à ce temoignage :
réagir
| |
Les dernières contributions
|
|
| |
En ce moment sur L'Internaute Sport
|
|
26 contributions : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 ... 26
|