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Le Ventoux par Bédoin

 Le Ventoux par Bédoin  

Willy Dequeker , Templeuve le 31 juillet 2009

Quel(s) col(s) avez-vous gravi ? Quand et à quelle date ?

J'ai gravi le Mont Ventoux le 20 juillet 2009.

Décrivez-nous votre ascension : nombre de kilomètres, sensations, paysage...

Ce jour là, j'avais déjà plus de 150 km au compteur lorsque je suis arrivé à Bédoin.
Ayant déjà fait une reconnaissance du Ventoux quelques jours auparavant, je savais que j'avais affaire à un beau morceau, il faisait très beau et je savais que la gestion de l'eau allait être un problème, je décidais donc d'emporter une bouteille supplémentaire dans le dos...
Les premiers kilomètres étaient assez facile, mais n'étant pas un coursier très affûté (20 kilos en trop sur la balance et à peine 2 000 km au compteur avant de débuter mon ascension), je décidais d'entamer la montée prudemment...
Je ne vous dirais pas que j'ai fait cette ascension en une seule fois, ça serait mentir, mais à quoi me servirait de réaliser un tel exploit si c'est pour faire une crise cardiaque au sommet ?
Pour moi, la difficulté n'était pas d'affronter la pente, j'ai l'habitude d'affronter des pentes tout aussi abruptes voire plus abruptes, mais bel et bien de "refroidir le moteur". Je profitais des points d'ombre qu'offrent les arbres de la première partie davantage pour refroidir un peu mes muscles que pour reprendre mon souffle, en effet, nous autres Nordistes sommes assez peu habitués à fournir un effort continu sous des chaleurs dépassant les 30°...
Au Chalet-Reynard, un point d'eau potable vous attend, de quoi aider à bien refroidir le moteur avant les 6 derniers kilomètres qui n'offrent pas le moindre point d'ombre.
J'en profitais pour m'asperger d'eau, la tête, la nuque le torse bref tout ce que je pouvais mouiller...
Ensuite, je terminais cette ascension, jamais une si courte distance ne me parut aussi longue à franchir, les 10 derniers mètres, furent pour moi un soulagement, mais j'aurais probablement terminé en poussant mon vélo à cet endroit précis si je n'avais pas su qu'il s'agissait de la fin. En effet, ces derniers mètres offre une pente plus raide, comme pour lancer un dernier défi aux cyclistes venus affronter ce col mythique.
Je passais cette dernière difficulté en levant le point vers le ciel en signe de victoire...
Une victoire... Avant tout sur moi-même.

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