Le Ventoux, enfin !
Marc
, Meru
le 13 octobre 2009
Quel(s) col(s) avez-vous gravi ? Quand et à quelle date ?
Le Ventoux, j'en rêvais depuis longtemps... C'est chose faite cette année, et à deux reprises. En juin tout d'abord, à l'initiative de mon fils, mordu de vélo comme moi. Début septembre enfin, lors de nos vacances d'été, je l'affronterai pour la seconde fois. J'ai une revanche à prendre !Décrivez-nous votre ascension : nombre de kilomètres, sensations, paysage...
Pour un cycliste, il est des cols que l'on se doit de gravir au moins une fois dans sa vie. Le Ventoux tient une place à part dans le coeur des cyclistes. Le plus mythique probablement, et l'un des plus difficiles également. Je me confronte enfin au mythe, peu avant mes 60 ans, à l'initiative de mon fils Sylvain. Passer du rêve à la réalité ne se fait pas souvent sans douleur, mais peut-on triompher sans en payer le prix ? L'ascension, par Bédoin, probablement la montée la plus célèbre, commence pour moi vers 9h, ce lundi matin de juin. La veille, j'ai roulé toute la journée pour venir rejoindre Sylvain et m'attaquer avec lui à notre rêve commun. Ce voyage je l'ai encore dans les jambes, mais pas question de me laisser gâter mon plaisir par un peu de fatigue matinale ! J'attaque donc les 21 km qui me mèneront au sommet la fleur au fusil. Les premiers kilomètres, jusqu'à St-Estève, ne sont pas trop durs, et je les dévore sans méfiance... Mon cardio-fréquencemètre grimpe allègrement dans les tours, mais je n'y prête pas trop attention. Il fait chaud pour cette journée de juin, une chaleur à laquelle je ne me suis pas vraiment préparé, météo picarde oblige ! Après St-Estève, et l'entrée dans la forêt les choses se compliquent. Plus aucun répit. La pente ne redescendra plus sous les 5% ! Pour la première fois, je m'attaque à une grande ascension avec un compact : 50x34 devant et 12x27 derrière. Cela me change de mon triple plateau. Cela me perturbe aussi un peu ! Il fait chaud, je l'ai dis, et donc je bois beaucoup. Je m'arrose aussi la tête de temps en temps, la chaleur, ce n'est pas mon truc ! Difficile pour moi de trouver le bon rythme et je me retrouve vite "tout à gauche". Plus de vitesses en réserve et ce foutu rythme cardiaque qui reste bloqué dans la zone rouge ! Pas moyen de le faire descendre ! Si je veux arriver au bout, il va falloir que je récupère un peu. Je fais donc une première pause, très courte, une minute à peine, le temps de laisser mon cœur reprendre un rythme plus raisonnable... C'est très bizarre ce mélange de sensations que les sportifs connaissent bien : mélange de plaisir et de souffrance qui ne me quitte plus maintenant. Pour rendre celle-ci plus supportable, je me concentre sur un premier objectif : atteindre le Chalet Reynard qui marque à la fois la jonction avec la montée en provenance de Sault et le changement de paysage. On y passe de la forêt à un paysage désertique... J'y fais ma seconde pause, un peu plus longue, le temps d'une photo et de faire le plein des mes bidons. A partir d'ici, je sais que plus rien ne m'empêchera d'aller au bout. Cette dernière zone est particulièrement difficile : pas d'ombre, un paysage "lunaire" et une pente qui monte, comme en apothéose à plus de 10% sur les derniers kilomètres. Je passe devant la stèle en mémoire à Tom Symson, j'y ferai une halte tout à l'heure, lors de la descente. Pour l'instant, je dois conclure : l'arrivée est à un kilomètre, je n'ai plus de douleurs, je vole littéralement ! J'arrive enfin au bout de mes peines : largement plus de 2 heures, mais bon, là n'est pas l'essentiel. Sylvain est là, qui m'attend depuis un bout de temps. Il a programmé une seconde montée cette après-midi, pas Sault. Moi, je le suivrais en voiture. Assez de plaisir pour aujourd'hui. J'en garde un peu pour demain et la montée par Malaucène, autre partie de plaisir. Je reviendrai ! En septembre d'abord, puis dès que possible. Le Ventoux, c'est ainsi : la dépendance, on l'attrape vite !
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Daniel Delaville
J'ai fait le Ventoux l'année dernière fin juin, une semaine très ensoleillée et sans vent, très important quand on va dans le coin, j'ai attaqué le Ventoux par Malaucène à 6 h du matin, je suis très bien monté, la route était très belle et aucune voiture pour vous envoyer leurs gaz d"échappement, 1 h 40 après j'étais en haut, j'avais 62 ans 1/2, j'ai continué vers Sault après une petite halte, puis j'ai fait le col des abeilles, puis Bedoin, et là j'ai commencé à souffrir un peu, car pour retourner à Malaucène, il y a encore un petit col avant, enfin, je suis arrivé. Le lendemain j'ai fait le col de la Bonnette par Jauzier, très long et des bonnes pentes, le surlendemain, l'Izoard par Briançon, puis le jour suivant abandon dans la montée du Lautaret à cause d'un vent fort de face. En résumé, très bonne semaine et très très beaux cols, bien sûre avec le beau temps c'était beaucoup plus agréable
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Pierre Nicolas
La montée du Ventoux par Bédoin est quelque chose de très fort pour un cycliste, je l'ai fait cette année, année de mes 60 ans ! C'est vrai que c'est un mélange de souffrance et de joie le vélo, et le Ventoux a quelque chose de mythique... C'est le géant de Provence ! (Proverbe : n'est pas fou celui qui monte le Ventoux, est fou celui qui y revient ! ) alors je suis fou ! C'est la deuxième fois que je le grimpe (la première par Sault) et faudra une troisième ! Jamais l'ascension d'une montagne ne m'a autant marqué. Tout cycliste qui se respecte doit le faire au moins une fois dans sa vie sinon il lui manquera quelque chose
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