"A qui profite le crime ?"
Plus qu'une tendance généralisée, devenir animateur-producteur est devenue une nécessité. Produire ses propres émissions reste pour les animateurs le meilleur moyen de se maintenir à l'antenne tout en gardant une relative liberté éditoriale. Mais la concentration monopolistique guette les téméraires.
» Nombreux sont ceux qui ont tenté leur chance. Jean-Luc Reichmann a crée "Formidooble", Vincent Lagaf "Orevi Productions", Patrick Sébastien "Magic Tv", Benjamin Castaldi "B3Com", et depuis peu Laurence Ferrari et Thomas Hugues "Storybox Press".
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John de Mol
Photo © ANP |
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Mais le géant "Endemol" est partout. Créé en 1994 par Joop van den Ende et John de Mol, le groupe n'a eu de cesse de s'élargir en rachetant tout ou partie de nombreuses sociétés de production indépendantes. Aujourd'hui, Endemol France, la branche française, dirigée par Arthur et Stéphane Courbit, occupe ainsi sur les seules chaînes hertziennes plus de 15h de programme par semaine. La clé de son succès : acheter des formats d'émissions (comme Big Brother ou la Star Academy), les tester dans un pays (généralement anglo-saxon) puis le décliner à l'international.
» Face au groupe néerlandais, d'autres sociétés tirent leur épingle du jeu. Pour 2005-2006, "Lagardère Active" (C dans l'air, La grande course, Nous ne sommes pas des anges) arrive seconde en temps d'antenne. Elle est suivie par "Carrère group" (C'est pas sorcier, Arrêt sur Images, Questions maison), "TelFrance", "Tout sur l'écran" de Catherine Barma (On a tout essayé, Tout le monde en parle) et "Fremantle Media" (Questions pour un champion, Nouvelle Star, Super Nanny, etc.).