Jean-Marc Morandini : une nouvelle plainte déposée pour harcèlement sexuel

D'après les informations du Parisien, les comédiens de la série Les Faucons ont déposé une nouvelle plainte pour harcèlement sexuel et travail dissimulé.

[Mis à jour le 20 mars 2017 à 12h52] Leur première plainte avait été classée sans suite par le parquet de Paris mi-janvier. Les acteurs de la websérie "Les Faucons", que Jean-Marc Morandini a produit, n'ont pas dit leur dernier mot. En effet, le Parisien révèle qu'ils auraient déposé une nouvelle plainte pour harcèlement sexuel et travail dissimulé jeudi 16 mars. Rappelons que l'affaire des castings scabreux de la série "Les Faucons" avait été révélée par Les Inrocks cet été. Elle avait donné lieu à une première plainte, classée sans suite. Par ailleurs, l'ancien présentateur du Grand Direct des Médias d'Europe 1 est toujours mis en examen pour "corruption de mineurs aggravée."

Morandini et Les Inrocks : l'enquête

A l'origine de tout ce ramdam, un article publié dans Les Inrocks qui enquête sur les pratiques de Jean-Marc Morandini. Le sujet se base sur la production de la web-série Les Faucons, produite par Ne Zappez Pas (société de production de Jean-Marc Morandini). Son concept : suivre une équipe de football en banlieue parisienne. La société contacte de nombreux jeunes comédiens entre 18 et 25 ans sur le site Nawak où ils ont déposé leur CV. Trois épisodes de la web-série ont été diffusés sur la chaîne Dailymotion officielle de jeanmarcmorandini.com. La description de celle-ci ne laisse rien à l'imagination : "Drogue, sexe, nudité, la série ne s'interdit rien", nous dit-on d'entrée. " Les Faucons est une série inédite et sans tabou qui se veut le reflet de la vie réelle des jeunes d'aujourd'hui."

Jusqu'ici, rien de bien étonnant. Mais ce sont les méthodes utilisées lors du casting qui sont visées ici par Les Inrocks. En effet, en enquêtant auprès des comédiens recrutés par la production, le magazine s'est rendu compte de pratiques plus que douteuses, à commencer notamment par une compétence jugée "primordiale" pour les jeunes comédiens : pouvoir tourner des scènes de nu. La directrice de casting, une certaine Catherine Leclerc que Les Inrocks soupçonnent d'être tout bonnement Jean-Marc Morandini, propose des sessions de casting à certains jeunes comédiens dans les locaux d'Europe 1. Par mail, Catherine demande à certains de passer des auditions vidéos entièrement nus et va même jusqu'à proposer des idées encore plus douteuses.

"Certains avaient choisi de le jouer de façon provocante, parfois avec une érection, ou en allant plus loin dans la provocation comme une masturbation, mais c'est intéressant de voir les limites de chacun"… L'étape suivante consistait à jouer des scènes improvisées en compagnie de Jean-Marc Morandini. "Vous pouvez aller aussi loin que vous voulez", rappelle la directrice de casting qui se montre parfois très insistante auprès de certains comédiens. Les Inrocks rapportent des échanges de mail particulièrement douteux. "Vous vous sentez de faire une fellation à JMM, qui n'est pas n'importe qui…" A noter que l'enquête des Inrocks est lisible aux abonnés sur leur site web, mais aussi dans le numéro des Inrocks sorti en kiosques le 13 juillet 2016.

Dans un article sorti le 20 juillet en kiosques, la rédaction des Inrocks persiste et signe en publiant un nouveau témoignage d'un adolescent qui avait 15 ans au moment des faits. Dans des captures d'écran d'une conversation ayant eu lieu en août 2012 sur la messagerie privée de Twitter, on peut lire des propositions indécentes faites par le gérant du compte Twitter @morandiniblog (Jean-Marc Morandini, a priori) qui propose au jeune homme de passer un casting pour un calendrier style "Dieux du Stade". Soulignant le fait qu'il a 15 ans, l'adolescent se voit traité de "coincé" et on lui répond donc qu'il ne sera pas invité dans le hammam de Jean-Marc Morandini.

Le 17 octobre, les Inrocks publient un nouveau témoignage qui a pour point d'intérêt la participation de Jean-Marc Morandini à la création du site web generationgay.fr, un site dont le but était de permettre à la communauté gay de se "rincer l’œil parmi tous les canons que nous avons sélectionnés." comme l'indique la page d'accueil. Sur le site, on pouvait donc trouver des photographies à caractère pornographique d'hommes dénudés, auxquelles on accédait moyennant paiement par carte bancaire. Le Point révèle que parmi les huit actionnaires, on pouvait trouver, entre autres, Jean-Marc Morandini. Les Inrocks publient notamment le témoignage d'un ancien employé du site internet qui raconte que le seul détenteur des codes d'accès de la messagerie de generationgay.fr, où des candidats postulaient pour passer des castings afin de réaliser des shootings photos, n'était autre que Jean-Marc Morandini.

Autre témoignage non sans importance, celui d'un homme qui avait 18 ans en septembre 2000, lorsqu'il a rencontré Jean-Marc Morandini à l'occasion d'un casting réalisé dans les locaux de la radio MFM, où il était seul avec le journaliste. "Il n'y avait absolument personne, nous étions seuls" raconte-t-il. Le journaliste lui aurait ensuite dit "qu'il cherchait 'de jeunes beaux garçons sans tabou et sans limites, prêts à faire ce qu'on leur demanderait, prêts à aller jusqu'au bout." Jean-Marc Morandini lui aurait ensuite demandé de se dévêtir pour "voir si mon physique correspondait au site" avant de lui demander "de me masturber devant lui, étant donné que j'allais devoir le faire devant le photographe." L'animateur de Tout est possible aurait ensuite baissé son pantalon et aurait commencé à se masturber lui aussi, avant de lui demander "de venir lui faire une fellation."

Le jeune homme se serait exécuté. Il explique aux Inrocks "J'avais peur. Je ne pouvais de toute manière pas fuir étant enfermé dans la radio, ni hurler étant seul. Tout cela s'est joué en quelques secondes dans ma tête. J'étais petit, je pesais 40 kilos à peine, et il était face à moi, imposant comme un ogre." Avant d'ajouter "Il a éjaculé sur moi, a pris un mouchoir pour s'essuyer, et m'en a tendu un pour me laver à mon tour." Les Inrocks terminent leur article en annonçant que le jeune homme a bien effectué un shooting photo pour generationgay.fr, fiche de paie à l'appui, mais qu'il n'a ensuite plus jamais eu de contact avec Jean-Marc Morandini.

La réaction de Jean-Marc Morandini

Difficile de mettre les choses au clair dans le scandale qui touche Jean-Marc Morandini. Si le journaliste a tenté de se défendre dans une annonce à la presse fin juillet, il en a surtout profité pour attaquer son rival de toujours, Marc-Olivier Fogiel. Le principal intéressé s'est entretenu avec Le Parisien pour donner sa version des faits. Insistant une nouvelle fois sur le fait qu'il n'était pas au courant pour les étranges castings des Faucons, Marc-Olivier Fogiel a annoncé d'emblée qu'il compte porter plainte pour "dénonciation calomnieuse et diffamation [...] C'est une tentative de diversion pathétique et ridicule qui vise à ne pas répondre au fond. Je ne sais pas si tout ceci est vrai ou pas, mais il n'en a pas dit un mot." L'animateur du Divan de France 3 en a rajouté une couche : "Il doit être bien acculé pour en arriver là."

Durant sa conférence face à la presse, Jean-Marc Morandini n'en a pas oublié d'égratigner Matthieu Delormeau au passage. Celui-ci avait été pointé du doigt comme ayant orchestré le bad buzz sur Twitter par l'intermédiaire de ses retweets. Bien sûr, le chroniqueur de Touche pas à mon poste n'est pas resté sans voix face à ces accusations. Sur Twitter, il raconte : "Evidemment [je n'ai] rien à voir là-dedans ! Je l'attaque en justice", après s'être insurgé : "Jean-Marc Morandini ferait mieux de répondre aux questions soulevées par Les Inrocks plutôt que de diffamer n'importe qui. Honte à lui !"

Jean-Marc Morandini a aussi critiqué le site web lesjours.fr pour son relai de l'affaire publiée par Les Inrocks. D'après l'animateur de NRJ12, le site s'est également vu commander ce relai d'information par Marc-Olivier Fogiel et Matthieu Pigasse, qu'il affirme être détenteurs du site. Bien sûr, les journalistes de Les Jours ont réagi, rappelant qu'effectivement Marc-Olivier Fogiel et Matthieu Pigasse sont bien au capital du site, mais qu'ils le sont respectivement à hauteur de 1,24 et 0,99%.

Durant sa conférence de presse, Jean-Marc Morandini a répondu à certaines accusations mais il en a aussi passé sous silence. Il reconnaît par exemple qu'il y a eu des "maladresses" sur le tournage alors qu'un mineur de 17 ans a joué dans la web-série "Les Faucons", mais annonce toutefois avoir reçu une autorisation écrite de ses parents. Jean-Marc Morandini assure également n'avoir "jamais forcé quiconque à avoir une relation sexuelle avec moi [...] Je n'ai jamais couché avec un mineur." Cependant, le journaliste n'a pas répondu aux nouvelles révélations des Inrocks et notamment au témoignage d'un adolescent qui avait 15 ans au moment où il a reçu des propositions indécentes. De plus, Jean-Marc Morandini n'a évoqué ni l'usurpation d'identité d'une certaine Catherine Leclerc ni les différentes plaintes pour harcèlement sexuel et travail dissimulé dont il va bientôt faire l'objet comme l'annonce Maître Thierry Vallat. Jean-Marc Morandini risque au moins trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

Les procès Morandini

Après une première enquête classée sans suite, Jean-Marc Morandini n'a pas été aussi chanceux face à la plainte de Matthieu Delormeau pour atteinte à la vie privée. On se rappelle en effet qu'en juillet, l'animateur avait tenu une conférence de presse étonnante où il avait notamment chargé sans détour Matthieu Delormeau et Marc-Olivier Fogiel et annoncé qu'il les attaquait tous les deux en justice. Le tribunal de grande instance de Paris a tranché et condamné Jean-Marc Morandini à verser 5 000 € de dommages et intérêt à Matthieu Delormeau ainsi que 1 500€ de frais d'avocat pour un total de 6 500 € donc. On sait par ailleurs que trois autres plaintes sont encore en cours.

Deux jours plus tôt, on apprenait qu'une première affaire avait été classée sans suite pour Jean-Marc Morandini, accusé de "harcèlement sexuel et travail clandestin". Cette plainte, déposée par plusieurs comédiens ayant joué dans la web-série "Les Faucons", produite par l'animateur, a donc été classée sans suite par le parquet de Paris d'après les informations de l'AFP. Rappelons tout de même que Jean-Marc Morandini n'est pas encore tiré d'affaire puisqu'il est toujours sujet d'une enquête, cette fois pour corruption de mineur aggravée, pour laquelle il fait l'objet d'un contrôle judiciaire et d'une mise en examen.

Pour rappel, cette deuxième affaire, elle, concerne deux plaintes déposées par deux jeunes hommes. Le premier plaignant évoque des échanges de SMS et des propositions d'ordre sexuel de la part de Jean-Marc Morandini, alors qu'il était mineur. Le second affirme avoir été convié au domicile de l'animateur afin d'y passer un casting où il aurait dû poser nu lors d'une séance photos.

Morandini et iTélé

C'est le coup de l'arroseur arrosé qu'a subi Jean-Marc Morandini. Le roi du buzz est entraîné dans un bad buzz monumental. Casting douteux, scènes de nu et de masturbation imposées… Les réactions ne se sont pas fait attendre puisque, rapidement, les journalistes de la chaîne iTélé ont déclaré ne plus souhaiter travailler avec Jean-Marc Morandini, qui devait assurer une tranche d'information entre 18 heures et 19 heures à la rentrée 2016-2017. "On ne veut pas travailler avec un type qui a ce genre de pratiques", lançait l'un d'eux. "Ils ne peuvent pas confier une tranche d'info à quelqu'un qui a produit ce genre de programmes, pour l'image de la chaîne, c'est affreux."

Le 17 octobre au matin, on apprend que 84% des salariés d'iTélé ont voté en faveur d'une grève à partir de 11h30 pour une durée de 24 heures et reconductible. Dans le même temps, Les Jours nous apprend que le directeur adjoint de la rédaction d'iTélé, Alexandre Ifi, a annoncé son départ. La grève du 17 octobre n'aura pas suffi à retarder le démarrage de son émission. Jean-Marc Morandini était bel et bien à l'antenne de la chaîne d'info en continu. Avec l'aide de techniciens dépêchés de Canal +, l'animateur vivement critiqué dans l'affaire qui porte son nom a donné le coup d'envoi de son émission Morandini Live. En grève le lundi 17 octobre, une centaine de salariés d'iTélé ont choisi de sortir des locaux au moment de sa prise d'antenne. "C'est tout un symbole. Lui, il est dedans, nous dehors" peut-on apprendre dans un livetweet de Thomas Baïetto pour Franceinfo.

Le 16 novembre 2016, les employés d'iTélé ont voté la fin du mouvement de grève après des négociations âpres, qui ont fait l'objet d'une médiation par la ministre du travail Myriam El Khomri. La charte éthique, demandée depuis des mois par la rédaction, devrait être rédigée. Mais c'est semble-t-il la seule éclaircie dans un tableau bien sombre. En effet, Serge Nedjar devrait assumer les rôles de directeur de chaîne ainsi que de directeur de la rédaction, une décision fermement attaquée par la rédaction d'iTélé. De plus, l'émission de Jean-Marc Morandini devrait être de retour à l'antenne, bien que les journalistes auront la possibilité de ne pas travailler pour celle-ci... C'est bien peu d'avancées pour un si long mouvement de grèves, une vingtaine de départs ont été annoncés à la suite du vote de la fin de la grève. Pour Stefan Etcheverry, "iTélé est mort." La chaîne, privée de dizaines de ses employés suite à près d'une centaine de départs tout au long du conflit social, continue d'émettre et est devenue CNews le 27 février.

Suite à son arrivée à l'antenne d'iTélé puis sa mise en retrait fin 2016, on attendait la relance de l'identité de la chaîne d'information en continu pour retrouver Jean-Marc Morandini sur CNews. Depuis le 27 février, la chaîne d'info est bel et bien devenue CNews mais Jean-Marc Morandini n'est toujours pas à l'antenne. Gérald-Brice Viret, directeur général des antennes du groupe Canal + explique ce choix sur France Inter : "On a préféré aujourd'hui ne pas lancer l'émission. En accord avec Jean-Marc Morandini et avec Serge Nedjar, ce sera plutôt après la présidentielle. D'abord, priorité à l'info." Morandini Live n'est donc pas morte, mais elle mettra plus de temps que prévu à revenir à l'antenne. Attendons-nous à la revoir un peu avant la fin de la saison toutefois.

Morandini Live

C'est le 17 octobre, alors que les salariés d'iTélé entament un mouvement de grève, que Jean-Marc Morandini prend l'antenne, aidé par des cadres techniques de Canal + venus pour imposer l'émission malgré les grévistes. L'émission, regardée par 108 000 téléspectateurs (soit le double du nombre habituel de curieux sur la tranche horaire) est vivement critiquée sur les réseaux sociaux pour ses aspects techniques et journalistiques discutables. Invitée à faire une analyse comparée du débat de la primaire à droite et du débat pour la présidentielle américaine, Linda L'Hrar est bien loin d'avoir convaincu par ses propos.

A l'occasion de ce duplex ambigu avec cette "spécialiste de la politique à Los Angeles", qui "habite aux Etats-Unis", Linda L'Hrar était censée livrer une analyse comparative des débats télévisés de la primaire de la droite en France et des élections américaines. Mais le doute s'installe sur la présence de l'invitée sur place, mais aussi sur son curriculum vitae.

Cela ne s'est pas arrêté là puisque, le lendemain, une jeune femme est appelée au cours de l'émission afin de commenter le palmarès des stars de télé américaines les mieux payées. C'est une certaine Samantha Hellmann, en réalité fille de Rachel Bourlier, chroniqueuse pour Morandini Live. Deux jours plus tard, Jean-Marc Morandini s'est excusé évoquant une "erreur de synthé", lors de l'intervention de Samantha. "Excusez-nous, mais on fait cette émission dans des conditions un peu particulières", a déclaré l'animateur, faisant alors clairement référence à la grève qui perdure à iTélé depuis son arrivée. Et d'ajouter à l'adresse de sa chroniqueuse : "On l'aime bien. On la salue, car c'est votre fille."

Dernière particularité de cette émission décidément pas comme les autres : Jean-Marc Morandini a lancé des pages de publicité sans publicité, les annonceurs ayant manifestement préféré ne pas être associés à ce programme. Depuis, on a appris que les marques ont demandé à la régie publicitaire d'iTélé de ne pas être impliquée dans les pages liées à l'émission de Jean-Marc Morandini.

Pointée du doigt pour une présentation pas toujours honnête de certaines informations, l'émission Morandini Live a reçu une mise en demeure de la part du CSA. La première concerne "des manquements aux exigences d'honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information dans Morandini Live". De nombreux observateurs étaient notamment revenus sur des invités peu qualifiés présentés comme experts dans leur domaine notamment une certaine Samantha, "correspondante aux Etats-Unis", qui n'était autre que la fille de la chroniqueuse Rachel Bourlier.

Pour l'heure, Morandini Live n'est plus à l'antenne. Alors que l'émission devait revenir avec la nouvelle identité d'iTélé (devenue CNews le 27 février), elle est toujours bel et bien privée d'antenne. Seules des rumeurs subsistent concernant son potentiel retour sur la chaîne d'info tandis que de nouvelles rumeurs font état d'un remplacement du Grand Journal de Canal + par Jean-Marc Morandini.

Morandini et Europe 1

De son côté, la radio Europe 1 a publié fin juillet un communiqué dans lequel elle indique que Jean-Marc Morandini continuera de travailler avec la station, mais pas à la rentrée : "Fidèle à l'antenne d'Europe 1 depuis 15 ans avec toujours d'excellentes audiences, Jean-Marc Morandini est aujourd'hui confronté à des accusations qu'il conteste fermement. Après que Jean-Marc (a) porté plainte et afin qu'il soit libre de ses propos, d'une part, de préserver la sérénité de la rentrée de la station, d'autre part, nous avons décidé d'un commun accord que Jean-Marc allait se mettre provisoirement en retrait de l'antenne. Jean- Marc Morandini demeure salarié d'Europe 1 et il accompagnera la station pour la production du Grand direct des médias qui sera animé pendant son absence par Thomas Joubert".

Morandini et Marc-Olivier Fogiel

Ce n'est pas vraiment un secret, Marc-Olivier Fogiel et Jean-Marc Morandini n'étaient pas les meilleurs amis du monde. "Marc-O" n'a pas souhaité réagir au scandale qui éclabousse l'animateur du Grand Direct d'Europe 1. Toutefois, certains internautes ont retrouvé plusieurs tweets postés en mars dernier, qui faisaient état de "castings rue de la Pompe". Des paroles qui prennent un sens étonnant rétrospectivement... De nombreux observateurs, internautes y compris, se sont ainsi demandé si Marc-Olivier Fogiel savait quelque chose à l'époque. 

Dans la foulée, Marc-Olivier Fogiel a été contacté par BuzzFeed. L'animateur se défend d'avoir eu connaissance de ces agissements présumés. "Je n'imaginais pas une seconde tout cela, c'est incroyable" explique-t-il. "Mes tweets étaient écrits sur le ton de la plaisanterie, même si cela circulait depuis toujours que Jean-Marc Morandini mélangeait les genres. Je ne pensais tout de même pas que c'était à ce point." Même discours auprès de Rue89 à qui il a accordé une interview. "Si ce qui est raconté par Les Inrocks est vrai, j'hallucine complètement. Il y a toujours eu des rumeurs à Europe 1 sur ses moeurs un peu particulières et un certains mélange des genres. Ce jour-là, alors qu'il me harcelait une énième fois sur Twitter, je l'ai charrié." L'ancien présentateur de la matinale d'Europe 1 persiste donc à dire qu'il n'était pas vraiment au courant de cette affaire même s'il continue à affirmer que ce genre de choses étaient connues chez Europe 1. Le mystère s'épaissit...

Accusé le 19 juillet par Jean-Marc Morandini d'avoir orchestré le scandale, Marc Olivier Fogiel a lui aussi contre-attaqué. Réservant ses premières réactions au Parisien, l'animateur du Divan de France 3 confirme qu'il ne connaît aucunement les jeunes comédiens engagés dans la série "Les Faucons". Marc-Olivier Fogiel affirme également vouloir porter plainte pour "dénonciation calomnieuse et diffamation." Pour l'animateur qui officie également sur RTL, "c'est une tentative de diversion classique en dénonçant un complot."

La websérie Les Faucons de Morandini

On retrouve au cœur de "l'affaire Morandini" une websérie intitulée "Les Faucons". Celle-ci suit l'histoire d'une équipe de football, composée de jeunes joueurs. "Les Faucons c'est la nouvelle websérie qui va faire parler !" annonçait le compte Twitter officiel du feuilleton. "La vie d'une équipe de foot racontée sans tabou : famille, amour, sexe..." Seuls trois épisodes sur quatre ont été diffusés sur la plateforme Dailymotion entre septembre 2015 et février 2016. Cette websérie a été produite par la société de production Ne Zappez Pas, gérée par Jean-Marc Morandini. Comme le révèle Les Inrocks, la production aurait demandé aux jeunes comédiens de tourner nus et Jean-Marc Morandini serait même intervenu lors des castings et aurait envoyé des mails douteux aux acteurs.

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