Les 42,195 km du marathon ne vous font pas peur. Vous avez déjà disputé une telle course ? Racontez nous comment s'est déroulé ce marathon et comment vous l'avez préparé.
A quel(s) marathon(s) avez-vous participé ? (lieux, dates…)
Marathon de Paris 2002 et 2003
Quel a été votre meilleur résultat ? (lieu, date, temps)
4h en 2002, abandon en 2003.
Comment vous êtes-vous préparé pour ce marathon ? (programme d’entraînement, diététique, coaching…)
Pour le premier marathon, généralement, on ne vise pas un temps. L'objectif est de finir le marathon dans le meilleur état possible, donc j'ai suivi un planning de Jogging International pour terminer le marathon "en bon état" en 4h. Pour le second, j'ai choisi un autre programme Jogging International pour finir en 3h30. Mais j'ai dû stopper au 32e km à cause de problèmes intestinaux. Ma préparation avait déjà été perturbée par des petites blessures, puis par un coup de froid deux semaines avant le départ. Ca ne devait pas être la bonne année...
Au moment de l'abandon, on se jure de ne plus jamais recommencer, puis le lendemain dès que ca va mieux, on pense déjà au suivant.
Pour vous, quel est le kilomètre fatidique et comment le passez-vous ?
Sur le premier marathon, j'ai eu des crampes vers le 35e km dans une côte. Je me suis arrêté contre un arbre pour faire des étirements, j'avais mal aux jambes. Là, je vois une jeune fille inscrite en handisport qui avait du mal à monter la côte en fauteuil. Du coup, des gens l'aident. C'est bête à dire mais là, je me suis dit que j'étais content d'avoir mal aux jambes. Je suis reparti et à chaque fois que les crampes me faisaient mal, je pensais à cette jeune fille en fauteuil qui aurait bien aimé, je pense, avoir mal aux jambes comme moi...
Quel fut le menu de votre repas la veille au soir et le matin de la course ?
Des pâtes, des pâtes, des pâtes... Plus sérieusement, des pâtes, du poulet, des gâteaux de riz, beaucoup d'eau.
Pour le petit-déjeuner : compotes de pommes, jambon, pain, jus d'orange, eau...
Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir courir un marathon ?
Habitué des sports collectifs, j'ai voulu essayer un truc en solitaire, tout seul face aux 42 km. Ca fait bizarre de l'écrire, je ne l'ai jamais dit ouvertement, mais je pense aussi que c'est suite au décès de mon père. Cela faisait des années que je voulais faire un marathon et, par peur de l'inconnu, je ne m'inscrivais pas. Là, j'ai franchi le pas et je ne le regrette pas du tout. Je vous conseille de le faire, c'est une belle aventure, j'y pense quasiment tous les jours. Cela fait 3 années de suite que je ne peux m'inscrire à celui de Paris mais le prochain sera celui de New York.