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"Trump contre la planète"

 
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Au menu de cette revue de presse internationale, le déclenchement, aujourd'hui, du Brexit. Le Royaume-Uni et l'Union européenne ont maintenant deux ans pour négocier leur séparation.
 
«Le Brexit commence», titre The I, qui rapporte que deux difficultés se dressent déjà devant la Première ministre britannique, Theresa May: l'annonce, par l'UE, qu'elle bloquera tout accord susceptible d'entraver la libre-circulation des Européens, et le vote, par le parlement écossais, autorisant un second référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. «Aujourd'hui, le Royaume-Uni entre dans l'inconnu», s'inquiète The Guardian - qui montre le continent européen sous la forme d'un puzzle - auquel il manque désormais la pièce britannique. Une perspective qui n'effraie pas The Daily Mail, pour qui le Brexit est synonyme de «liberté». «Freedom!», s'exclame le journal, qui parle d'un jour «historique». «Les yeux de l'histoire regardent», répète The Times. A la une, Theresa May est à son bureau du 10, Downing Street, signant la lettre de rupture avec l'UE, sous le portrait de Sir Robert Walpole, le premier chef du gouvernement britannique.
 
Le Brexit inspire beaucoup les dessinateurs. Vu par Peter Brooks pour The Times, le Brexit, c'est les Folies-Bergères revues et corrigées, le «Folly-Brexit», un french-cancan visiblement assez risqué pour Theresa May, que ses amis du parti conservateur, dont Boris Johnson, poussent vers le bord des falaises britanniques. La Première ministre qu'on retrouve aussi en Coyote, sous la plume de Dave Brown, pour The Independent. Theresa May a peint un faux tunnel, pour symboliser le Brexit - on verra bien si les Britanniques seront comme Bip Bip, capables de le traverser sans encombre, malgré tout. Les membres de l'Union européenne, eux, ne seront plus que 27 à poursuivre leur intégration, rappelle Luo Jie, pour The China Daily, qui montre les étoiles européennes tenant difficilement, à bout de bras, le stylo paraphant les accords de l'UE.
 
L'Europe semble partagée face aux conséquences du Brexit. «Theresa May signe la fin de l'Europe à 28», titre Le Soir, qui estime que l'UE doit à la fois «constater l'échec et le transcender». Certes, «le symbole est extrêmement fort, et très dommageable pour l'image d'un projet loué pour ses vertus fédératrices et pacificatrices sans commune mesure», écrit le journal belge, mais «les 27 pays «restants» pourraient, eux, regarder ce Brexit avec une certaine philosophie: le Royaume-Uni n'a jamais été un partenaire à part entière et ce départ n'endommage pas substantiellement les grandes composantes de l'Union, et notamment pas la grandeur d'un marché dans lequel les entreprises peuvent commercer, et les travailleurs circuler». Interrogés par El Pais, les Espagnols, eux, semblent regretter, dans leur très grande majorité, 66%, le départ des Britanniques, tandis que le Frankfurter Allgemeine Zeitung, en Allemagne, affirme que le Brexit pourrait coûter jusqu'à 5000 euros par an à chaque habitant du Royaume-Uni et que la conclusion d'un accord commercial d'ici 2019 est «très improbable» - deux informations qui semblent relever de ce qu'on appelle outre-Rhin la «Schadenfreude», ou joie mauvaise, ce sentiment étrange qu'on peut éprouver parfois devant le malheur d'autrui.
 
En Côte d'Ivoire, la Cour d'assises d'Abidjan a acquitté Simone Gbagbo de crime contre l'humanité. Cette décision est présentée comme «un coup de théâtre» par L'Obs, qui rappelle que le procureur avait requis l'emprisonnement à vie contre l'ex-première dame, qui était jugée pour des crimes commis lors de la crise post-électorale de 2010/2011, qui a fait plus de 3.000 morts, après le refus de son mari Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de l'actuel président, Alassane Ouattara. «Acquittement de Simone Gbagbo: camouflet ou verdict politique?», s'interroge Le Djely, qui évoque une possible «concession mise en scène» par le pouvoir, vu que Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans pour atteinte à la sureté de l'Etat. «En réalité, les deux explications sont possibles», selon le journal guinéen, qui juge que ni la partie civile ni le ministère public «n'ont jamais réussi à apporter la preuve de la culpabilité de l'ancienne première dame ivoirienne», restant «sur des approximations, des suppositions et des procès d'intention».
 
On termine aux Etats-Unis, avec la signature, par Donald Trump, d'un décret qui abroge les mesures de Barack Obama sur le climat. «Ca n'a pas pris longtemps. 10 semaines seulement après le début de sa présidence, et pour le plus grand risque pour les générations futures, Donald Trump ordonne la démolition de la plupart des mesures prises par Barack Obama pour combattre le changement climatique en réduisant la part des énergies fossiles», accuse The New York Times. Dans le dessin de Tom Toles, pour The Washington Post, où une journaliste fait ce commentaire: «Tout le monde attend de voir comment va réagir le président et qui il va tenir pour responsable de l'échec de sa tentative d'abroger l'Obamacare, la réforme du système de santé d'Obama». Réponse du nouveau président américain: «C'est la planète Terre. La Terre doit mourir».
 
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Publiée le : 29 mars 2017

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