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"Donald Trump, Kim Jong-Un... et le Dr. Folamour"

 
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A la Une de la presse française, ce matin, l'attaque qui a ciblé des soldats de l'opération Sentinelle, hier, en banlieue parisienne, la sixième de ce type, en deux ans.
 
Cette nouvelle attaque, qui a fait six blessés, relance le débat sur la poursuite de cette opération, lancée au lendemain de l'attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, et qui mobilise actuellement 7000 soldats - «des sentinelles devenues des cibles», titre le Parisien, qui salue «le professionnalisme et le sang-froid des militaires», mais s'inquiète de voir «le bouclier qu'ils sont censés représenter», se transformer en «paratonnerre». «Au moment où l'armée française est fortement sollicitée sur des terrains étrangers, la mobilisation de plus de 7000 hommes et femmes pour une mission aux effets essentiellement psychologiques suscite de plus en plus d'interrogations dans les rangs de la Grande Muette», relève le journal - auquel un ancien capitaine de l'armée de terre, a confié son amertume et son sentiment d'usure. Selon lui, l'opération Sentinelle a été la «goutte d'eau» qui l'aurait poussé à mettre fin à sa carrière. «Quand on patrouille, raconte-t-il, on est souvent insultés et agressés. On enchaîne les missions Sentinelle puis à l'étranger, sans avoir le temps de prendre nos permissions. Il n'y a plus d'adéquation entre le discours de l'Etat et les moyens qui sont engagés pour accomplir nos missions. Emmanuel Macron s'habille en militaire, et en même temps, il rabote notre budget». La ministre des Armées, a toutefois indiqué, lundi, que l'opération Sentinelle restera en place «tant qu'elle sera utile aux Français». Florence Parly a aussi annoncé que des propositions pour rendre la rendre «plus flexible et moins prévisible dans son déploiement» seront présentées en septembre, selon Libération - qui rappelle que Sentinelle a déjà évolué depuis sa mise en place, avec le remplacement des gardes statiques par des patrouilles mobiles, il y a un an. Libération, où le dessin de Willem montre des soldats dont portant des uniformes sur lesquels a été dessinée une cible.
 
Si «certains voix s'élèvent pour dire que l'armée est inutilement exposée», le Figaro, lui, critique le «mauvais procès» qui serait fait à l'opération Sentinelle. «Les djihadistes, écrit le journal, ont la France pour ennemie. Tout entière. Qu'elle soit en treillis ou pas. Le danger est partout. Il n'est donc pas question de baisser la garde... une guerre longue est engagée. Mais aucune restriction ne doit être tolérée sur les moyens opérationnels mis en œuvre. Ni dans le renforcement de notre arsenal juridique. Ni dans les budgets des forces armées et de police».
 
Il est aussi beaucoup question, ce matin, de l'escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du nord. Donald Trump promet «le feu et la colère», à Kim Jong-Un, qui assure envisager de tirer des missiles balistiques vers les bases américaines de l'île de Guam, dans le Pacifique. «Corée, les risques d'une surenchère», s'inquiète la Croix, qui juge néanmoins que «les risque exorbitants d'une frappe préventive rendent peu probable toute solution militaire au problème posé par l'arsenal nucléaire nord-coréen». «Simple joute rhétorique ou réelle menace?», s'interroge Libération, qui a choisi pour sa une une fusion des visages des deux dirigeants. «Atomes crochus» : «les propos entendus mardi soir dans la bouche de Trump ne valent pas mieux que les imprécations de Kim Jong-Un», critique le journal, alarmé par ce scénario inédit de  dissuasion nucléaire «du fou au fou». «Donald Trump et Kim Jong-Un sont tous deux capables d'appuyer sur le bouton dans un moment de furie, hystérisés par leur propre rhétorique, et le plus fou n'est pas forcément celui auquel on pense le premier», s'alarme Libé, en évoquant un «scénario digne de Stanley Kubrick».
 
Mais nous ne sommes pas au cinéma, rappelle la chercheuse Andrea Berger, toujours dans Libération. Selon elle, les rodomontades nord-coréennes sont dues en partie au manque d'efficacité des sanctions prises contre Pyongyang, «par manque d'une réelle volonté de la communauté internationale», confrontée, entre autres, au «scepticisme» de la Chine et de la Russie, qui soupçonnent les Etats-Unis de «poursuivre des buts qui ne sont pas honnêtes à leurs yeux, comme un changement de régime». Kim Jong-Un et Donald Trump, deux dirigeants qui préfèrent «la politique de la force à la force de la politique», selon l'Humanité, dont le diagnostic sur leur santé mentale est sans ambiguïté: «deux dingos», assène le journal.
 
Tout autre chose, pour terminer, la publication d'une recherche sur l'origine des fleurs. Il n'y a pas que la testostérone dans la vie. L'étude dont fait état le Figaro nous apprend que les 300 000 espèces actuelles, auraient pour origine une seule et unique ancêtre qui aurait existé il y a 130 millions d'années, vers la fin de l'ère des dinosaures. «La mère de toutes les fleurs», comme l'appellent les chercheurs, aurait été hermaphrodite, à la fois mâle et femelle, comme la plupart des fleurs actuelles, et possédait des superpositions concentriques de groupes de trois pétales. Son «portrait-robot» est ravissant.
 
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Publiée le : 10 août 2017

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