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"Prix Nobel pour les chasseurs d'ondes gravitationnelles"

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A la une de la presse française, ce matin, le plaidoyer d'Edouard Philippe en faveur de la politique conduite par son gouvernement.
 
Dans un long entretien accordé à Libération, le Premier ministre se défend de gouverner pour les riches, et défend la «dimension sociale» de sa politique. Mais encore, me demanderez-vous? Sur les accusations de «gouvernement des riches», tout d'abord, Edouard Philippe assure que la très symbolique transformation de l'impôt sur la fortune, l'ISF, en «impôt sur la fortune immobilière», et l'instauration d'une «flat tax» à 30% sur les revenus du capital - qui signifie que l'on ne pourra pas taxer ces revenus au-delà de 30% - que ces deux mesures, donc, visent à lutter contre «l'appauvrissement de la ressource fiscale» provoquée selon lui par les départs massifs de Français fortunés vers des cieux fiscaux plus cléments. «En quinze ans d'ISF, martèle Edouard Philippe, on a fait partir dix mille contribuables représentant globalement 35 milliards de capital. On supprime l'ISF parce que ça ne marche pas. Parce qu'on a fait fuir le capital». S'agissant des Français moins fortunés, le Premier ministre annonce «une redistribution de 7,5 milliards d'euros de pouvoir d'achat, dont une partie conséquente vers les actifs les plus modestes» - avec notamment la réévaluation des minima sociaux, pour un montant d'1,3 milliard d'euros.
 
Libération n'est pas convaincu. «En dépit de son art rhétorique et de sa bonne foi, le Premier ministre aura du mal à convaincre l'opinion: la réforme de l'ISF (...) est en passe de devenir le sparadrap du capitaine Macron», écrit le journal, qui explique que l'ISF est certes «largement symbolique» mais qu'il «touche les Français». «Le gouvernement «assume»: il ne fait qu'appliquer le programme d'En marche, validé par quatre scrutins. C'est exact, poursuit Libé, mais l'opinion est toujours aussi rétive, y compris à droite». Qu'à cela ne tienne, étude de la direction du Trésor à l'appui, les Echos affirment que grâce aux réformes du gouvernement, c'est dans les tranches de revenus les plus basses que le gain en niveau de vie sera le plus élevé - les 10 % des ménages les plus modestes gagnant, à l'arrivée, en 2022, près de 3% de pouvoir d'achat. Des conclusions très différentes de celles de l'OFCE, qui a récemment affirmé que les baisses d'impôts bénéficieront en grande partie aux plus aisés. Comment expliquer de tels décalages? Parce que les modes de calcul et les estimations des uns et des autres en sont pas les mêmes. L'OFCE ayant par exemple calculé que la «flat tax» à 30% coûtera 4 milliards d'euros, contre moins de 2 milliards pour Bercy.
 
Pendant qu'Edouard Philippe parle aux journalistes, Emmanuel Macron est sur le terrain. Il s'est rendu hier à Amiens, auprès des salariés de Whirlpool. Le Figaro raconte comment s'est passé ce retour sur l'un des lieux les plus emblématiques de sa campagne, là où Emmanuel Macron avait croisé le fer médiatique avec Marine Le Pen, et eu des échanges houleux avec des salariés au bord du licenciement, auxquels il avait promis de revenir - une visite «pour tenter de détacher cette étiquette de président des riches que ses opposants lui ont collée depuis la présentation du budget 2018», selon le journal, qui rapporte que l'accueil que lui ont réservé les salariés, qui bénéficient aujourd'hui d'un plan de sauvegarde de l'emploi, a été «plutôt bon». «A l'issue de sa visite, pas un syndicaliste ne trouve un mot à dire contre Emmanuel Macron, pas même celui de la CGT, qui ose à peine dénoncer les ordonnances sur la réforme du Code du travail». «On va laisser la politique en-dehors pour aujourd'hui», aurait éludé un syndicaliste. L'Humanité, en revanche, n'élude pas. Le retour d'Emmanuel Macron à Whirlpool? «Une mise en scène en Somme, pour assurer le service avant-vente de la casse du Code du travail», selon l'Huma.
 
Tout autre chose, pour terminer, l'attribution, hier, du prix Nobel de physique à trois scientifiques américains, les premiers à avoir observé les ondes gravitationnelles. Tous trois sont membres de la collaboration internationale Ligo-Virgo, qui rassemble plus d'un millier de scientifiques dans le monde autour de trois détecteurs d'ondes gravitationnelles, deux aux Etats-Unis, et un en Europe. Le Figaro rapporte que ce sont donc ces trois chercheurs qui ont détecté les premiers, grâce à ce dispositif, ce phénomène extrêmement difficile à débusquer, les ondes gravitationnelles étant des vibrations de l'espace-temps provoquées par la fusion de deux trous noirs - un peu comme lorsqu'on jette un caillou dans l'eau et que cette chute entraîne des remous à la surface. C'est ça, les ondes gravitationnelles, qu'Einstein avait prédites dans sa théorie de la relativité générale. On attendait d'être en mesure de les observer. C'est chose faite, et c'est donc une découverte scientifique absolument majeure, qui vient d'être récompensée. Pour ceux que le sujet captive, je recommande «les ondes gravitationnelles pour les Bac+0», selon l'Express, qui nous apprend par exemple que la première détection des ondes gravitationnelles, le 14 septembre 2015, a eu lieu lors de la collusion de deux trous noirs dont les masses étaient respectivement 29 et 36 fois plus grandes que celle de notre Soleil. Barry Barish, l'un des trois chercheurs récompensés, a raconté au Monde, ce qu'il a ressenti ce jour-là: «Comment oublier? Comme tous les matins je regardais mes mels et j'ai très vite réalisé que ce qui avait été envoyé automatiquement était exceptionnel. Je pensais que le signal enregistré montrerait quelque chose de moins clair. J'ai pensé que nous aurions pu être victimes d'un piratage malicieux de nos données, mais les contrôles d'accès étaient sévères. Alors ma première réaction a été de me calmer».
 
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Publiée le : 04 octobre 2017

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