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"Johnny Hallyday, The French Elvis Presley"

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La mort de Johnny Hallyday, est largement relayée, également, par la presse internationale.
 
«The French Elvis Presley of France is dead», annonce The New York Times. Le Presley français est mort. «Le chanteur qui a captivé le public pendant près de 60 ans avec ses interprétations gauloises du rock and roll américain et sa turbulente existence en coulisses, est mort. Il avait 74 ans». Bible musicale outre-Atlantique, Billboard décrit longuement le «phénomène Johnny», ce chanteur qui savait «faire frémir les foules», avec sa voix «sombre et grave», son «incroyable charisme» - qui avaient fait de lui «une immense star en France et dans les pays francophones», où il avait rempli «les salles de concert et les stades» jusqu'à la fin. «Bien que ses principales sources d'inspiration aient été américaines, relève aussi The Financial Times, Johnny Hallyday n'avait jamais fait carrière en-dehors du monde francophone» - «mais ça n'importait pas». «En France, le chanteur avait été surnommé «le patron» par ses camarades interprètes. Et il avait su provoquer le dévotion inébranlable de dizaines de milliers de fans».
The Guardian n'a pas oublié les critiques qu'avait suscitées, aussi, Johnny Hallyday. «Hallyday avait souvent été la cible de moquerie, accusé d'avoir «la tête vide», ce dont il se défendait», se souvient le quotidien britannique, qui salue aussi ses performances «ardentes et acclamées» au cinéma, où Johnny Hallyday a été mis en scène, notamment, par le très intello Jean-Luc Godard.
 
Le père de Johnny Hallyday était belge. Pour nos voisins, il fait aussi un peu partie du patrimoine national. «Johnny est parti: noir, c'est noir», salue La Libre Belgique, en évoquant une vie menée «à fond de train, avec ses accidents, ses excès relayés en une des gazettes, ses amours tempétueuses et médiatiques, ses maisons en Suisse et aux Etats-Unis sur fond d'accusation d'exil fiscal». «Johnny était devenu plus qu'un artiste». «Un prénom de six lettres, qui n'était même pas le sien mais qu'il s'était réapproprié, poussé par la mode de l'époque - la fin des années 50 - qui voulait que tout ce qui venait des États-Unis fût cool», écrit Le Soir. Le vrai nom de Johnny Hallyday était Jean-Philippe Smet.
 
«Pour tous, c'était simplement «Johnny»». La Tribune de Genève le présente comme «l'incarnation du rock français, une voix puissante ayant traversé les modes, une star à la vie tempétueuse et accidentée, mais aussi un survivant chantant la solitude, finalement vaincu par le cancer». «C'est toute une nation qui pleure», observe depuis l'autre côté du Rhin Der Spiegel, qui semble presque étonné de ce que les nombreux déboires qui ont émaillé la carrière du chanteur, la drogue, de l'alcool, l'évasion fiscale, et les multiples divorces, n'aient jamais semblé «nuire à son immense popularité ». French rock and roll.
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Publiée le : 06 décembre 2017

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