Dès l’âge de 20 ans, plus d’un Français sur deux consomme de l’alcool au moins une fois par semaine. Un chiffre qui montre ô combien l’alcool fait partie de la culture et jalonne notre parcours de vie : apéros, repas d’affaire, fêtes, dîners entre amis… Mais, loin d’être un produit anodin, l’alcool est responsable de plus de 45 000 décès chaque année. Pourtant, il existe des programmes de sevrage aux résultats probants. Visite d’une consultation alcool avec le Dr Philippe Batel, à l’hôpital Beaujon à Clichy. Sa caractéristique ? Le sevrage se fait chez soi. Apprendre à dire non, à refuser les sollicitations quotidiennes, à arrêter de boire sans être enfermé à l’hôpital : c’est possible avec le sevrage en ambulatoire. Reportage.
Par Michel Archa - 10 Janvier 2008
La vérité, que la vérité... de là naissent les solutions
Ce que j'ai aimé :
Je suis alcoolique et j'ai 46 ans. J'ai été abstinent pendant 7 mois. Suite à une pression énorme, je ne trouvais plus aucune porte de sortie, pour évacuer et pour m'évader, j'ai reconsommé. Grand découragement, c'est pour moi comme un échec ultime de beaucoup d'efforts. Toutefois, je mettais une pratique qui m'était d'un grand secours... Aussitôt qu'une pensée de consommer me prenait... je réagissais en déviant cette pensée sur autre chose... C'est la pression intenable d'un environnement déficient et mon manque de solution pour évacuer la pression qui m'ont fait rechuter... Moi, je dis... qu'on me dise la vérité... que la vérité, sur le rétablissement... C'est à partir de la vérité qu'on commence à trouver des solutions... et c'est ce qu'il semble faire, le médecin...
Ce qui ne m'a pas plu :
Rien en particulier... Je suis à la recherche de gens qui s'efforcent de regarder les choses telles quelles sont, et c'est ce qu'il semble s'efforcer de faire.
En bref :
Un thérapeute m'a déjà dit : qu'un sur 8 en traitement ne fera pas de rechute... Moi, je dis, se créer un environnement favorable à la non-consommation, est un outil indispensable... Ne pas fréquenter des gens et des lieux à risque... Ce que je ne pouvais faire... Vivant avec un consommateur malgré moi...
Par Francis Barbe - 29 Mars 2007
Serions-nous coupables de retomber malade
Ce qui ne m'a pas plu :
Maladie chronique récidivante. Pourquoi et à cause de quoi et de qui? Dans son dialogue, le médecin a tendance à culpabiliser le patient. Comment peut-on faire accepter au malade que l'on ne guérit pas d'une maladie ? Grande maladresse de ce médecin, bien sûr que l'on guérit, il suffit de parler sur l'importance de bien vivre dans l'abstinence.
MAIS ARRÊTER DE PARLER DE RECHUTE!!! mince.
Il n'y a que les pessimistes qui ne croient pas à la guérison.
En bref :
On ne peut pas faire croire à un malade qui vient se faire soigner dans un centre hospitalier qu'il n'en sortira pas guéri.
Quant à nos responsables politiques, je n'en vois pas un assez courageux pour s'attaquer au trust des marchands d'alcool en France.
J'aimerais plutôt, que l'on me donne le chiffre du nombre de personnes guéries PAR RAPPORT au nombre de personnes rentrées en soins (parce qu'il ne faut pas dire la vérité aux Français devant les caméras).
Par Marcel Guibert - 26 Mars 2007
Un conjoint d'une ancienne buveuse
Ce que j'ai aimé :
La rechute.
Ce qui ne m'a pas plu :
Le faux pas.
En bref :
Seul, 99% de rechute. En association d'anciens buveurs, le taux tombe à 30 % si on en croit les statistiques. C'est vérifié dans notre association (en vécu). Il n'y a qu'une chose qui marche : alcool = 0. Le faux pas entraîne toujours une rechute s'il n'y a personne derrière pour aider : la pression sociale par sa PUB qui va s'amplifier si Sarko tient ses promesses, fait passer du faux pas à la rechute. Dommage d'entendre un médecin parler comme ça. C'est quand même mieux que celui qui nous a affirmé qu'un malade alcoolique abstinent pouvait reboire un verre régulièrement. L'alcool, ça ne se gère pas.
Par Chantal Dupont - 18 Mars 2007
C'est dur
Ce que j'ai aimé :
Le fait que l'on parle de l'alcoolisme comme maladie.
Ce qui ne m'a pas plu :
L'assurance de ce médecin. Lorsque, suite à une hospitalisation volontaire ou pas, le malade revient 10 à 13 fois pour rechutes, ne devrait-on pas remettre en cause la méthode ?
En bref :
Hospitalisation : 8 ou 10 jours, à partir du moment où le malade alcoolique vient en cure, il me semble qu'un suivi régulier en hospitalisation est indispensable.
Par Paul Lescouff - 18 Mars 2007
Demande d'informations
Ce que j'ai aimé :
La simplicité des explications.
Ce qui ne m'a pas plu :
Manque les informations pour les contacts téléphoniques ou autres.
En bref :
Depuis 8 jours je ne bois plus. Pour continuer et avoir un soutien et un suivi comment faire pour entrer en contact avec votre organisme pour votre méthode.