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  L'Hay-Les-Roses - Val-de-Marne (Code postal - 94240)
Retrouvez les résultats des municipales 2008 à L'Hay-Les-Roses
  CLASSEMENT  
» Cadre de vie
3.2/5
» Dynamisme emploi
1.4/5
» Niveau de sécurité
2.4/5
Répondre à l'enquête Résultats
 
  CHIFFRES CLES  
» Population : 29 703 hab
» Densité : 7 655 hab / km²
» Revenu par ménage : 20 489 € / an
L'Hay-Les-Roses: Données générales
 
  DEMOGRAPHIE  
» Solde naturel 90-99 : 2 032 hab
» Solde migratoire 90-99 : -2 118 hab
» Variation annuelle de pop : 0 % / an
L'Hay-Les-Roses: Démographie
 
  EMPLOI  
» Population active : 14 524
» Chômeurs : 1 444
» Taux de chômage : 9,9%
L'Hay-Les-Roses: Emploi
 
  IMMOBILIER  
» Prix au m² (vente) : 3 520,83 € / m²
» Prix au m² (location) : 14,68 € / m²
» Taux de propriétaires : 48,6 %
L'Hay-Les-Roses: Immobilier
 
 
  DERNIER AVIS  
»  L'avis de paul (l'hay les roses) sur la ville de L'Hay-Les-Roses L'Hay-Les-Roses
Peut mieux faire compte tenu de la situation et de la beauté du site.
Ce que j'aime à L'Hay-Les-Roses : La proximité de Paris et le charme du centre ville.
Ce que je n'aime pas à L'Hay-Les-Roses : Le développement sans âme de l'architecture de la ville. 
(08/03/2008)


»  L'avis de Evelyne Profichet (Arlington (Boston) Etats-Unis) sur la ville de L'Hay-Les-Roses L'Hay-Les-Roses
Je ne suis pas née à L'Hay mais c'est tout comme : je n'avais pas deux ans à mon arrivée. J'y ai grandi à une époque où il y avait encore des encriers sur les tables, où 10 bons points valaient une petite image et 10 petites valaient une grande ! Quel trésor ! Symbole de bon travail et de constance... Il y avait aussi cette dame qui passait dans les classes de l'Ecole des Blondeaux avec son guide chant, objet extraordinaire destiné à nous faire chanter juste et dont un élève devait actionner le soufflet. A la fin du mois de juin c'était la fête de l'école : la remise des prix en grande cérémonie sur l'estrade dressée dans la cour devant l'assemblée assise des familles réunies pour la circonstance ; chaque classe présentait un spectacle, fruit de nombreuses répétitions : une musique de qualité, des costumes pétillants, des danses, des chants, des récitations de beaux textes mais, clou du spectacle, il y avait surtout ces piles de livres magnifiques et enrubannées remises aux élèves méritants en guise de salaire pour une année entière de travail ; l'école était belle et les institutrices respectées. Sur le chemin de l'école nous traversions un champ, où je jouais le jeudi après-midi avec les jeannettes tout habillées de bleu et cravatées ; il faut dire qu'il y avait encore des champs un peu partout : aucune cité, pas de grands immeubles mais des fermes et des jardins maraichers ; pendant des années le chant du coq de mes voisins a sonné l'heure de mon réveil ; il se trompait parfois : il lui arrivait de chanter au beau milieu de la nuit ; c'était très drôle, tout le quartier s'en émouvait. Aujourd'hui, L'Hay est une ville très construite où seule la Roseraie et son parc ont été épargnées par le béton, je me souviens que le jeudi matin nous la traversions pour aller au catéchisme, nous spéculions sur un tumulus qui excitait notre imagination et nous étions attentifs au coups de sifflets furieux des gardiens qui pourchassaient les téméraires qui osaient s'aventurer sur les pelouses alors interdites... nous nous enfuyons comme des volées de moineaux, terrifiés et rieurs à la fois. Le parc était alors une terre d'aventures, broussailleux par endroit avec des bâtiments quelque peu en ruine et tout plein d'interdits. Rien de commun avec ce qu'il est aujourd'hui, propret, entretenu, organisé et accessible ; il a perdu en mystère ce qu'il a gagné en ordonnance.
Ce que j'aime à L'Hay-Les-Roses : Les bonheurs de mon enfance, la mémoire de mon père s'affairant au jardin ou tout fleurissait entre ses mains : les roses, bien sûr, mais aussi les pivoines somptueuses et fugaces, les tulipes aux formes parfois si étonnantes, le souvenir gourmand de mes lectures perchées dans le cerisier du jardin où il me suffisait de tendre la main pour me régaler de cerises noires et sucrées. En fait j'aime l'autrefois  de l'Hay...
Ce que je n'aime pas à L'Hay-Les-Roses : Je regrette cette douceur de vivre perdue. L'insécurité régnante et l'agressivité de certains ont fait naitre des sentiments alors inconnus, la peur, la méfiance, le rejet même, tous ces sentiments évidemment peu compatibles avec ce bonheur de vivre d'autrefois à la fois si simple et si confiant, des constructions laides et sans charme ont fait évoluer L'Hay très différemment de ses voisines Bourg-la-Reine ou Antony cependant a priori moins naturellement favorisées puisque enfoncées dans la vallée et regroupées autour de l'énorme axe de la Nationale 20 - que dire de la mairie nouvelle version ? - il manque l'envie du beau et de l'harmonie en toute chose qui jadis naissait si facilement en France. Ce savoir-faire et ce désir sont-ils irrémédiablement perdus ou est-ce seulement l'absence momentanée de talent ? Sourire et douceur de vivre... tout un patrimoine mais plus une actualité... à mon grand regret. 
(04/03/2008)


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