Caen
"J'y suis né et ne m'en lasse pas ! Caen est proche de tout, de la campagne, de la mer, de la Capitale, c'est à dire de la bonne chaire, du bien vivre, du bien aimer. C'est un trou de verdure où chante l'Orne, mais aussi les merles et les grives et les pinsons en pleine ville, où les sourires sont dans les yeux, cachés derrière des cils discrets et fiers. C'est la retenue qui caractérise Caen, un certain maintien, une précaution due à tant de guerre et d'envahissement qu'il ne faut pas confondre avec les certitudes d'une bourgeoisie locale qui compte ses sous, ses privilèges, ses opportunités. Rien à voir avec ce petit peuple travailleur qui du matin tôt au soir tard occupe les rues, les bars, les boutiques, les bureaux, les ateliers qui aime chaleureusement, aimablement, amoureusement les autres et la vie. Leur froideur apparente n'est que l'impression en creux de leur chaleur en plein. Ils sont, ces caennais, de vrais amoureux à découvrir littéralement." Ce que j'aime à Caen "Tout. Les monuments que l'on ne voit plus à force de les voir, la vie en ville qui a ses pauses comme un corps vivant, la mer et le vert à moins d'un quart d'heure, des possibilités de curiosités et de culture quand on veut, où on veut à portée de main." Ce que je n'aime pas à Caen "Les crottes de chien de ceux qui se lèvent tôt pour commettre leur forfaiture. Les bars qui font leur beurre sur l'alcoolisation des jeunes. Les (rares) commerçants peu aimables. Le tram à 8 heures du matin. Le tram à 18 heures. Novembre et Février à Caen. Le niveau des loyers et des impôts locaux." (février 2009)