|
| Evènements principaux |
|
 |
|
1961
|
17 octobre
Manifestation de musulmans à Paris
La branche française du FLN (Front de Libération National) appelle les Algériens de France à manifester contre les mesures instaurées par le préfet de Police de Paris, Maurice Papon. Le 5 octobre il a fait interdire à tous les Algériens de la capitale de circuler la nuit. La manifestation débute à 20h30 sur les Champs-Elysées. Non-violente, elle compte de nombreuses familles, des femmes et des enfants. Elle sera sévèrement réprimée par la police à qui le Général de Gaulle, chef du gouvernement, a donné carte blanche. Les manifestants sont roués de coup dans les commissariats ou jetés dans la Seine. Les estimations font état de plus de 200 disparus. Longtemps nié par les autorités, le massacre d 17 octobre 1961 sera reconnu par le France en 1997.
|
1962
|
08 février
Tragique manifestation Métro Charonne
A l'appel du PSU et du PC, une manifestation pour la paix en Algérie et contre l'OAS est organisée à Paris autour de la place de la Bastille et de la place de la République. Prévue depuis une semaine, le rassemblement est interdit par le préfet de Police, Maurice Papon. La répression policière est violente. Les CRS chargent les manifestants qui s'engouffrent dans une bouche de métro fermée, station Charonne. 8 personnes meurent écrasées contre les grilles. On dénombre une centaine de blessés.
|
1962
|
18 mars
Signature des Accords d'Evian
Les négociations concernant le règlement du conflit franco-algérien aboutissent à la signature des accords d'Evian. Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire de la République algérienne, Krim Belkacem et le ministre français des Affaires algériennes Louis Joxe (assisté de Robert Buron et Jean de Broglie) reconnaissent la souveraineté de l'Etat algérien. Les accords d'Evian mettent fin à huit ans de guerre et à plus d'un siècle de présence française en Algérie. Le cessez-le-feu est programmé pour le lendemain, à midi. La France s'engage à évacuer progressivement ses troupes et à maintenir son aide économique pendant trois ans. Elle obtient des assurances sur le pétrole et bénéficie d'un "droit de préférence". Malgré la signature des accords, la guerre va continuer à faire rage jusqu'à la proclamation solennelle de l'indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962.
|
1962
|
26 mars
Massacre de la rue d'Isly à Alger
8 jours après la signature des accords de paix à Evian, 4 000 Européens d'Algérie se sont réunis à Bab El-Oued pour protester contre le bouclage du quartier par l'armée française. La France soupçonne cette partie de la ville d'abriter un important foyer d'activistes de l'OAS. A 15 heures, alors que la manifestation pacifique atteint la rue d'Isly, les manifestants se heurtent aux artilleurs de l'armée française. Pris de panique devant une telle foule, un des soldats du 4ème RT tire. Le cordon de militaires croient à un signal et donne l'assaut pendant 12 minutes. 46 personnes sont tuées dans la fusillade. On dénombre 200 blessés. La radio présente sur les lieux du carnage enregistrera l'appel vain d'un lieutenant criant "Halte au feu !".
|
1962
|
08 avril
Les Français approuvent les Accords d'Evian
Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le gouvernement provisoire algérien sont ratifiés par le peuple français à 90,7% de "oui". Organisé par le général de Gaulle, le scrutin plébiscite largement la politique menée en Algérie. Le chef de l'Etat déclare à l'annonce des résultats : "Le référendum règle le problème algérien".
|
1962
|
22 août
L'attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle
Le cortège présidentiel qui vient de quitter l'Elysée pour se rendre à Colombey-les-deux-Eglises, est pris à partie par trois hommes armés de pistolets-mitrailleurs, alors qu'il traverse le Petit-Clamart. Cet attentat est l'oeuvre de l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), qui s'oppose à l'indépendance de l'Algérie. Le général de Gaulle qui en réchappe, profitera de l'émotion causée par l'attentat pour proposer l'élection du président de la République au suffrage universel.
|
1962
|
29 septembre
Ben Bella au pouvoir en Algérie
A la suite des accords d'Evian (18 mars 1962) qui reconnaissent l'indépendance de l'Algérie, Ahmed Ben Bella, chef du Front de libération nationale (FLN), est élu par 159 voix contre 1, premier président du Conseil par la nouvelle Assemblée nationale algérienne. Il accédera à la présidence en 1963, mais sera renversé par le coup d'Etat de Houari Boumediene en 1965 et emprisonné jusqu'en 1980.
|
1965
|
19 juin
Boumediene renverse Ben Bella
Houari Boumediene, ancien chef de l'Armée de libération nationale (ALN) et ministre de la Défense, renverse le président Ahmed Ben Bella et prend le pouvoir. Ben Bella passera quatorze années en prison. Boumediene mènera une politique de nationalisation et restera à la tête de l'Algérie jusqu'à sa mort en 1978.
|
1994
|
24 décembre
Le GIA détourne un Paris-Alger
Quatre algériens membres du Groupe Islamique Armée (GIA) s'emparent de l'Airbus A-300 d'Air France, assurant la liaison Alger-¨Paris, sur l'aéroport Houari Boumediène d'Alger. Sur les 240 passagers, trois seront exécutés par le commando entre le 24 et le 25 décembre. Le 26, l'avion décollera vers l'aéroport de Marseille- Marignane où les terroristes seront tués par les gendarmes du GIGN. La compagnie Air France suspendra ses vols vers l'Algérie.
|
1999
|
15 avril
Bouteflika président de l'Algérie
Abdelaziz Bouteflika, avec 74% des voix, devient le 7ème président de l'Algérie indépendante. Après 7 ans d'une guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts, l'ancien ministre des Affaires étrangères du président autoritaire Houari Boumediène (1965-1979), veut apparaître comme l'homme du changement. Sa loi sur la "concorde civile" ne ramènera pourtant pas la paix dans le pays.
|
|