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D’emblée, Vienne émerveille par son cadre romantique et son architecture flamboyante qui lui a valu d’être inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Ses monuments, nombreux et en tous points remarquables, s’inscrivent parfaitement dans la logique de prestige de la ville. C’est un vrai bonheur de déambuler dans les somptueuses avenues. Cependant, très rapidement, cela apparaît « too much ». Vienne se révèle hors du temps avec ses flonflons et sa musique de chambre. Certes le cadre est romantique, mais on a constamment l’impression de dépoussiérer son prestigieux passé.
Heureusement, loin des quartiers touristiques, la capitale autrichienne a su se renouveler. Dans sa politique culturelle avant tout. Les musées , jusque là assez conservateurs, tendent à présenter des collections avant-gardistes et en accord avec les questions de sociétés contemporaines. D’ailleurs, le nombre de galeries d’art contemporain n’a-t-il pas augmenté de façon exponentielle ? De même, aux valses de Strauss répondent dorénavant des sonorités folk/rock issues des clubs souterrains de la capitale. Vous l’avez compris, Vienne est une ville faite de contradictions sur laquelle il est difficile d’émettre une opinion. Généralement, on adore ou on déteste.
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Histoire de la ville
L’origine de Vienne remonte au VIème siècle av. J.C. quand les Celtes fondèrent une cité du nom Vindobona. En 15 av. J.C., les Romains en font le fort de la province de Pannonie pour lutter contre les Germains. Marc Aurèle y meurt en l’an 180.
Durant le Moyen-âge, Vienne devient la capitale d’un duché de la famille Babenberg, comtes puis ducs d’Autriche (don de l’empereur Otton Ier). Au XIIIème siècle, le roi Ottokar de Bohême tente de s’emparer du duché mais il est vaincu par les Habsbourg en 1278. C’est le début de leur règne qui durera près de sept siècles.
Lorsque les Habsbourg accèdent au statut d’empereur, Vienne devient la capitale du Saint Empire Romain Germanique. Durant cette période, la ville va connaître les honneurs ainsi que de terribles événements, notamment liés à la montée en puissance de l’empire ottoman.
En 1529, la ville est assiégée une première fois par les Turcs sous les ordres de Soliman le magnifique. 20 000 soldats et de nombreux résistants viennois repoussent l’envahisseur.
En 1683, Vienne est de nouveau assiégée par les Turcs. L’intervention de Charles V de Lorraine et des troupes polonaises de Jean III Sobieski renverse la grand vizir Kara Mustapha. Il sera décapité par le sultan Murad IV.
Entre temps, en 1679, la ville fut frappée par une épidémie de peste particulièrement virulente.
Le XVIIIème siècle s’avère intense d’un point de vue culturel jusqu’aux invasions Napoléoniennes de 1805 à 1808. De septembre 1814 à juin 1815 se déroule le congrès de Vienne qui définit une politique européenne suite aux guerres napoléoniennes. Vienne connaît à nouveau une période prospère connue sous le nom « époque Biedermeier ».
Le XIXème siècle s’affiche comme le siècle de la modernité de l’empire austro-hongrois. C’est l’époque des idées révolutionnaires, des artistes, des penseurs… Vienne devient la capitale européenne de la culture.
En 1918, c’est l’avènement de la République. Jusqu’en 1934, Vienne est surnommée Vienne la Rouge en raison de la prise de pouvoir des sociaux-démocrates.
En 1938, Hitler proclame du balcon de la Hofburg l’annexion de l’Autriche à l’Allemagne. C’est l’Anschluss. La communauté juive de Vienne est victime de terribles représailles.
Le 12 avril 1945, Vienne est libérée par les Russes. Il lui faudra des années avant de retrouver sa gloire passée. Aujourd’hui, Vienne compte de nouveau parmi les grandes capitales européennes.
























